À Tanger, devant des responsables locaux venus des quatre coins du monde, El Khattat Yanja a défendu la vision d’un Atlantique africain davantage connecté. Au cœur de son intervention : le Port Dakhla Atlantique, présenté comme un projet capable de transformer les échanges régionaux et de renforcer les liens économiques entre le Maroc et le reste du continent.
Dans le cadre du Congrès mondial de l’organisation Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), qui se tient à Tanger, le président du Conseil de la région Dakhla-Oued Eddahab, El Khattat Yanja, a mis en avant le rôle que pourrait jouer le Port Dakhla Atlantique dans la reconfiguration des flux économiques et logistiques sur la façade ouest du continent africain.
Intervenant lors d’une rencontre consacrée aux villes portuaires intelligentes et à l’apport de l’intelligence artificielle dans la gouvernance maritime, le responsable régional a présenté Dakhla comme un territoire appelé à devenir l’un des principaux carrefours de connexion entre le Maroc, l’Afrique subsaharienne et les marchés internationaux.
Selon lui, la région dispose d’atouts géographiques et économiques qui lui permettent de se positionner comme une plateforme stratégique pour le commerce, l’investissement et la coopération régionale. Cette ambition repose notamment sur le développement du Port Dakhla Atlantique, considéré comme l’un des plus importants chantiers d’infrastructures actuellement en cours dans les provinces du Sud.
El Khattat Yanja a souligné que cette infrastructure s’inscrit pleinement dans la vision portée par le Roi Mohammed VI en faveur d’une ouverture accrue de l’Afrique atlantique. Le projet doit notamment contribuer à améliorer l’accès des pays africains enclavés aux routes maritimes internationales et à favoriser leur intégration dans les chaînes logistiques mondiales.
Au-delà de sa dimension économique, le futur port est également pensé comme un laboratoire de nouvelles pratiques de gestion portuaire. Le président de la région a insisté sur l’importance de recourir aux technologies numériques et à l’intelligence artificielle pour optimiser les opérations, renforcer l’efficacité des services et accompagner une gestion durable des espaces côtiers.
L’objectif affiché est également de créer un écosystème connecté associant infrastructures portuaires, zones urbaines et réseaux de transport, afin de fluidifier les échanges de marchandises et de personnes à l’échelle régionale et internationale.
Pour la région Dakhla-Oued Eddahab, les retombées attendues dépassent largement le seul secteur maritime. Les autorités misent sur ce projet pour attirer de nouveaux investissements, stimuler la création d’emplois et accélérer le développement d’activités industrielles, commerciales et logistiques à forte valeur ajoutée.
Lancé dans le cadre du Nouveau Modèle de Développement des provinces du Sud, le Port Dakhla Atlantique mobilise un investissement de 12,6 milliards de dirhams. Il constitue l’un des projets phares destinés à renforcer le rôle du Maroc comme passerelle économique entre l’Europe, l’Afrique et les espaces atlantiques.

