Dans la nuit de ce samedi 28 au dimanche 29 mars 2026, la France bascule à l’heure d’été. Concrètement, à 2 heures du matin, il sera déjà 3 heures. Résultat immédiat : une heure de sommeil en moins, mais des soirées plus longues et plus lumineuses. Ce changement, bien connu mais souvent mal compris, s’inscrit dans un rituel saisonnier toujours en vigueur en Europe.
Instauré dans sa forme actuelle en 1976, dans le sillage du choc pétrolier, le changement d’heure visait à réduire la consommation d’énergie en adaptant les activités humaines à la lumière naturelle. Aujourd’hui, cet objectif est de plus en plus contesté. Plusieurs études montrent que les économies d’électricité sont désormais limitées, notamment avec la généralisation des ampoules basse consommation et des LED.
Sur le plan de la santé, les effets du passage à l’heure d’été sont bien réels, bien que variables selon les individus. Ce décalage perturbe le rythme circadien, l’horloge biologique qui régule le sommeil. Fatigue, baisse de vigilance et troubles de l’humeur peuvent apparaître dans les jours qui suivent. Dans de rares cas, des risques cardiovasculaires ont également été évoqués.
Le débat sur la suppression du changement d’heure reste d’actualité. En 2019, le Parlement européen avait voté pour y mettre fin, mais le projet est depuis au point mort, notamment en raison de la crise sanitaire et du manque d’accord entre les États membres. À ce jour, aucune réforme concrète n’est prévue.
Pour mieux vivre cette transition, les spécialistes recommandent d’anticiper en adaptant progressivement ses horaires de sommeil et en s’exposant à la lumière naturelle dès le réveil.

