Le réalisateur et romancier marocain Hicham Lasri s’apprête à présenter son nouveau long-métrage, Thank You Satan (Al Matroud Min Rahmat Allah), dont la sortie nationale est prévue le 8 avril dans les salles marocaines.
Ce film, qui oscille entre drame et comédie noire, s’articule autour d’un récit singulier : celui d’un individu opportuniste prêt à exécuter une fatwa pour en tirer un bénéfice financier. Une trajectoire qui se transforme progressivement en dérive, marquée par des renoncements et une dégradation morale.
Au centre de l’intrigue, un écrivain en perte de repères brouille les frontières entre fiction et réalité, jusqu’à faire de sa propre existence un récit de film noir. À travers ce personnage, le film interroge les notions de responsabilité, de libre arbitre et de basculement idéologique.
Le traitement du dogmatisme constitue l’un des axes majeurs de l’œuvre, abordé à travers un personnage atypique évoluant dans un environnement multiculturel. Le film s’inscrit ainsi dans une réflexion plus large sur les tensions contemporaines et la fragilité des repères.
Développé sur près de dix ans avec la productrice Lamia Chraïbi, le projet a bénéficié de plusieurs accompagnements internationaux, notamment au Festival de Cannes, à la Berlinale et au Cinémed, ainsi que du soutien de la SNRT et du Centre cinématographique marocain.
Le casting réunit des acteurs issus de différentes scènes, parmi lesquels Nadia Kounda, Thomas Scimeca, Aboubaker Bensaihi, Julie Gayet et Hassan Badida. Le réalisateur apparaît également à l’écran, une première dans sa filmographie.
Réalisateur à part dans le paysage cinématographique marocain, Hicham Lasri a vu ses œuvres présentées dans plusieurs festivals internationaux, notamment au Festival de Cannes et à la Berlinale. Son précédent long-métrage, Moroccan Badass Girl, a rencontré un large public, notamment sur Netflix.
Produit par LA PROD et Moon A Deal, le film s’inscrit dans une ligne artistique assumée, entre écriture cinématographique exigeante et regard critique sur les dérives contemporaines.

