Depuis Nairobi, le Maroc a réaffirmé son engagement en faveur de l’action climatique en Afrique et de la promotion de solutions innovantes portées par le continent pour répondre aux défis du changement climatique. Cette position a été portée par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, qui a conduit la délégation marocaine lors des travaux du Conseil des ministres de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC).
Cette réunion ministérielle s’inscrit dans les préparatifs du sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu le 12 mai 2026, ainsi que de la table ronde des bailleurs de fonds programmée le 26 mai à Brazzaville. Les discussions ont porté sur la structuration des prochaines étapes de cette initiative continentale dédiée à la préservation du Bassin du Congo, l’un des principaux poumons écologiques de la planète.
À cette occasion, la ministre a rappelé que la Commission Climat du Bassin du Congo s’inscrit dans une dynamique initiée sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, lors de la COP22 à Marrakech. Elle a souligné que cette initiative incarne une vision africaine fondée sur la solidarité entre États, la responsabilité partagée et la valorisation durable des ressources naturelles du continent.
Dans son intervention, la responsable marocaine a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de s’appuyer sur ses propres mécanismes afin de répondre aux enjeux climatiques, estimant que le continent ne se limite plus à subir les effets du dérèglement climatique, mais devient progressivement un espace d’expérimentation et de production de solutions adaptées à ses réalités. Cette approche repositionne l’Afrique comme acteur central de l’innovation climatique à l’échelle mondiale.
Le Maroc a également mis en avant le Fonds Bleu du Congo, considéré comme un instrument financier structurant destiné à soutenir des investissements à fort impact environnemental et social. Pour Rabat, ce mécanisme illustre la capacité du continent à concevoir des outils de financement alignés sur ses priorités de développement, tout en intégrant les exigences de la transition écologique.
En clôturant son intervention, la ministre a estimé que cette dynamique contribuera non seulement à renforcer la protection du Bassin du Congo, mais aussi à consolider la place de l’Afrique dans les négociations climatiques internationales. Elle a salué les efforts déployés par la République du Congo dans la mise en œuvre opérationnelle de la Commission et dans la présidence de son comité exécutif.
Le Maroc confirme ainsi son positionnement diplomatique actif sur les questions climatiques africaines, en mettant en avant une coopération Sud-Sud axée sur la durabilité, l’innovation et le financement climatique adapté aux réalités du continent.


