Face à la grogne des jeunes diplômés et à la pression syndicale, le ministère de l’Éducation nationale revoit sa copie. L’âge maximal pour se présenter aux concours des Centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation (CRMEF) passe désormais à 35 ans, une mesure qui ouvre la porte à des milliers de candidats exclus depuis 2021 et qui traduit un geste d’apaisement du gouvernement envers une jeunesse en attente d’emploi.
Le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports a officiellement annoncé l’ouverture des inscriptions pour les concours d’accès aux Centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation (CRMEF). Où l’âge maximal des candidats passe de 30 à 35 ans, une mesure saluée par de nombreux jeunes diplômés.
Cette décision fait suite à des semaines de pression émanant de syndicats, de parlementaires et de collectifs de diplômés qui dénonçaient l’exclusion d’une large partie des candidats potentiels du système de recrutement public.
Prévu pour le samedi 22 novembre prochain, le concours portera sur 19 000 postes répartis selon les disciplines et besoins fixés par le ministère. Les candidats devront être de nationalité marocaine, jouir de leurs droits civiques, n’avoir fait l’objet d’aucune condamnation, être aptes à l’exercice des fonctions d’enseignement et ne pas être liés à un autre employeur au moment du dépôt de candidature.
L’accès est ouvert aux titulaires d’une licence en éducation, d’un diplôme équivalent ou encore d’une licence fondamentale ou professionnelle dans une spécialité pédagogique reconnue. Les dossiers seront soumis à une pré-sélection sur la base du parcours académique avant les épreuves écrites et orales.
En relevant la limite d’âge de cinq ans, le ministère envoie un message clair : offrir une seconde chance à de nombreux diplômés en quête d’intégration dans la fonction publique, tout en apaisant les tensions qui secouaient depuis plusieurs mois le secteur de l’éducation.


