La condamnation en appel du journaliste français Christophe Gleizes à sept ans de prison en Algérie continue de susciter de vives réactions au plus haut niveau de l’État français. Dès l’annonce du verdict, Emmanuel Macron a exprimé une « profonde inquiétude », soulignant que cette affaire constitue désormais une priorité dans les échanges entre Paris et Alger. Le président français a assuré que son administration poursuivrait les démarches diplomatiques afin d’obtenir la libération du journaliste et son retour rapide en France.
La justice algérienne a confirmé mercredi la peine prononcée pour « apologie du terrorisme », une accusation que contestent ses proches, présents lors de l’audience. Christophe Gleizes, collaborateur des magazines So Foot et Society, avait été arrêté en juin, après s’être rendu en Algérie en mai 2024 pour réaliser un reportage sur la Jeunesse Sportive de Kabylie, club emblématique de Tizi Ouzou.
Cette affaire intervient dans un contexte sensible pour les relations franco-algériennes, marquées par des tensions mais aussi par de récents gestes d’apaisement, notamment la grâce accordée mi-novembre à l’écrivain Boualem Sansal. Le ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez a d’ailleurs rappelé que la libération de Gleizes constituait un « élément majeur » des discussions en cours. Emmanuel Macron s’est dit disposé à échanger directement avec le président Abdelmadjid Tebboune si cela peut contribuer à faire avancer ce dossier délicat.

