La justice française a rendu, mercredi 25 mars, une décision particulièrement lourde à l’encontre de Tariq Ramadan. L’islamologue suisse a été condamné à dix-huit années de réclusion criminelle par la cour criminelle de Paris, au terme d’un procès tenu à huis clos et en son absence.
La juridiction l’a reconnu coupable de plusieurs viols, dont certains commis sur une personne considérée comme vulnérable, dans une affaire impliquant trois plaignantes. Le jugement, prononcé par défaut, s’inscrit dans un dossier sensible qui a marqué l’actualité judiciaire française ces dernières années.
Au-delà de la peine principale, la cour a assorti sa décision de mesures complémentaires strictes. Un suivi judiciaire de huit ans a été ordonné, accompagné d’une interdiction formelle d’entrer en contact avec les victimes. L’intéressé se voit également interdire toute prise de parole publique, publication ou production audiovisuelle en lien avec les faits ayant conduit à sa condamnation.
Ce verdict intervient dans un contexte où l’accusé n’a pas comparu devant la cour, conduisant les magistrats à statuer en son absence, conformément aux dispositions prévues par la procédure pénale française.

