Depuis le 14 août, l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) applique une nouvelle procédure de contrôle visant les cyclomoteurs, afin de réduire leur forte implication dans les accidents mortels. En 2023, près de la moitié des décès enregistrés en zone urbaine concernaient ce type de véhicules, un chiffre qui s’élève à 43,19 % des victimes sur l’ensemble du réseau routier en 2024.
Les agents disposent désormais d’appareils pour mesurer la vitesse maximale des deux-roues motorisés. Un cyclomoteur est considéré conforme s’il ne dépasse pas 57 km/h. Au-delà de 58 km/h, il est immédiatement immobilisé, envoyé en fourrière et ne peut être restitué qu’après réparation et obtention d’un certificat définitif de conformité.
Les contrevenants s’exposent à des sanctions sévères : amendes allant de 5 000 à 30 000 dirhams, peines de prison de trois mois à un an en cas de récidive, et possible confiscation ou destruction du véhicule. Les autorités rappellent également que le port du casque reste insuffisant, avec seulement 58 % des conducteurs et 32 % des passagers en zone urbaine qui le portent, contre respectivement 65 % et 40 % hors agglomération.
Cette initiative vise à protéger les usagers de la route et à imposer le respect des limites de vitesse légales, dans un contexte où la sécurité routière reste une priorité nationale.

