À Cotonou, la Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains a réuni, dimanche, de nombreux participants autour d’un concours dédié à la mémorisation, à la psalmodie et à la récitation du Saint Coran, confirmant l’ancrage de cette initiative religieuse dans le paysage spirituel béninois.
Organisée par la section béninoise de la Fondation, cette septième édition s’est achevée lors d’une cérémonie officielle marquée par la présence de responsables diplomatiques et religieux, dont le chef de mission adjoint à l’ambassade du Maroc au Bénin, Mohammed El Yamani, et le président de la section locale, Abderrahim Chit Tani. L’événement a mis en lumière l’engagement du Royaume du Maroc dans la promotion d’un islam fondé sur la tolérance, le savoir et la transmission.
Prenant la parole, Mohammed El Yamani a insisté sur le rôle structurant de la Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains dans le renforcement des liens spirituels entre le Maroc et les pays africains. Il a souligné que cette institution favorise le partage d’expériences entre oulémas, tout en veillant à préserver les constantes religieuses communes. Dans le prolongement des Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, l’ambassade du Maroc au Bénin accompagne activement les initiatives portées par la section locale, notamment les compétitions coraniques.
Le responsable religieux Abderrahim Chit Tani a, pour sa part, salué le soutien constant de la représentation diplomatique marocaine, évoquant une coopération ouverte et constructive. Il a également mis en avant l’attention particulière accordée par le Souverain à la préservation et à la diffusion du Saint Coran, dans le respect des traditions ancestrales du Royaume.
La cérémonie a aussi donné lieu à une intervention du représentant du président de l’Union islamique du Bénin, qui a exprimé la reconnaissance de l’institution pour les efforts déployés en faveur de la valorisation des mémorisateurs du Coran. Il a rappelé que cette dynamique s’inscrit dans une continuité historique portée par la monarchie marocaine.
Au terme de la compétition, plusieurs lauréats ont été récompensés pour leurs performances, illustrant le niveau d’exigence et l’engagement des participants. En amont, des phases éliminatoires organisées dans différentes villes du pays avaient permis de sélectionner les finalistes.
Le concours s’articulait autour de trois catégories : la mémorisation complète avec psalmodie selon les lectures Warch et Hafs, ainsi qu’une épreuve combinant qualité vocale, respect des règles du tajwid et mémorisation partielle de cinq hizbs. Une structuration qui reflète la volonté de conjuguer rigueur académique et excellence spirituelle.
À travers cette initiative, la Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains poursuit son action en faveur de la formation religieuse et du rapprochement entre les communautés musulmanes du continent, dans un esprit de coopération durable.


