Après un premier semestre marqué par une progression de ses ventes en Europe (+2,8 %), Volkswagen respire à nouveau. Le constructeur de Wolfsburg peut même se targuer d’un net redressement sur le segment électrique, longtemps considéré comme son talon d’Achille. L’ID.3 affiche une croissance de 29 %, l’ID.4 grimpe de 38 % et devient le modèle zéro émission le plus vendu de la marque, tandis que la grande berline ID.7 enregistre une hausse spectaculaire de 573 %, surpassant même l’ID.3 sur le marché européen.
Mais derrière ces chiffres encourageants, la direction semble décidée à resserrer la gamme en se séparant des modèles jugés les moins performants. Selon les informations concordantes d’Autocar et d’Autoweek, deux véhicules sont sur la sellette : le Touareg et l’ID.5.
Pour le Touareg, le verdict serait quasiment acté. Les ventes du grand SUV peinent à décoller, avec moins de 7 000 exemplaires immatriculés depuis janvier, soit une baisse de 6 %. Sa production devrait s’arrêter en 2026, laissant la place au Tayron, futur plus grand SUV du catalogue Volkswagen. Aucun remplaçant ne serait prévu, marquant la fin de la présence de la marque sur le segment du luxe, déjà fragilisée par l’échec de la Phaeton.
L’ID.5, SUV-coupé électrique, pourrait suivre la même voie. Malgré une hausse de 21 % depuis le début de l’année, ses ventes restent très inférieures à celles de l’ID.4 : un peu plus de 7 000 unités écoulées au premier semestre contre plus de 40 000 pour son homologue à la silhouette classique. Une différence qui suffirait à entériner l’arrêt de sa production autour de 2027.
Volkswagen semble donc vouloir capitaliser sur ses modèles les plus rentables, même au prix de tourner la page de certains véhicules emblématiques.

