Dans un retournement de situation spectaculaire, la cour d’appel de Barcelone a prononcé l’annulation de la peine de prison de quatre ans et demi infligée à Dani Alves pour agression sexuelle. Cette décision, rendue ce vendredi 28 mars, marque un tournant décisif dans une affaire qui a profondément secoué le monde du football.
Une condamnation initiale sévère
L’ancien international brésilien, qui a notamment brillé sous les couleurs du FC Barcelone et du Paris Saint-Germain, avait été condamné en février 2024 pour le viol d’une jeune femme dans une boîte de nuit barcelonaise fin 2022. Outre les quatre ans et demi d’emprisonnement, une amende de 150 000 euros lui avait été imposée.
Après 13 mois de détention provisoire, l’ancien latéral droit avait obtenu une libération conditionnelle contre le versement d’une caution d’un million d’euros, dans l’attente du verdict de son appel.
Les motivations de la cour d’appel
La cour d’appel a justifié sa décision en pointant notamment le “manque de fiabilité” du témoignage de la plaignante. Dans son communiqué, l’instance judiciaire évoque “une série de manquements, d’imprécisions, d’incohérences et de contradictions sur les faits”, ainsi que des “insuffisances” dans les preuves présentées.
Cette décision unanime des quatre magistrats composant la cour constitue une victoire majeure pour la défense du footballeur de 41 ans.
Réactions et conséquences
“Nous sommes très heureux. Il est innocent et cela a été prouvé. La justice a parlé”, a déclaré Me Inés Guardiola, l’avocate de Dani Alves, immédiatement après l’annonce du verdict.
Cette affaire avait eu des répercussions importantes sur l’image du joueur, le FC Barcelone ayant notamment retiré à Alves son statut de “légende du club”. La suite judiciaire de ce dossier et la réaction de la plaignante restent à suivre.

