La FIFA a annoncé, mardi, une mesure historique qui réjouira les clubs de football du monde entier. L’instance mondiale du ballon rond a confirmé le déblocage d’une enveloppe inédite de 355 millions de dollars, soit environ 300 millions d’euros, destinée aux clubs qui libéreront leurs joueurs pour la Coupe du monde 2026. Ce montant, supérieur de 70 % à celui attribué lors du Mondial 2022 au Qatar (209 millions de dollars), marque une évolution significative dans la reconnaissance du rôle des clubs dans la réussite des grandes compétitions internationales.
Ce programme, baptisé « Club Benefits Programme » (CBP), a franchi un cap décisif. Pour la première fois, les clubs ne seront pas seulement indemnisés pour les joueurs convoqués à la phase finale, mais également pour ceux qui prendront part aux éliminatoires. Un changement qui reflète la volonté de la FIFA de valoriser la contribution des clubs à toutes les étapes du tournoi, en considérant que le succès d’une Coupe du monde commence bien avant le coup d’envoi de la phase finale.
En 2022, ce dispositif avait déjà profité à 440 clubs issus de 51 fédérations, mais son extension en 2026 devrait toucher un nombre bien plus large de bénéficiaires. L’accord conclu avec l’Association européenne des clubs (ECA), présidée par Nasser Al-Khelaïfi, a permis d’élargir ce mécanisme. Pour le dirigeant qatari, cette initiative illustre la reconnaissance d’un fait incontestable : « les clubs sont au cœur du développement des joueurs et participent directement au succès des sélections nationales ».
Gianni Infantino, président de la FIFA, a pour sa part salué « une reconnaissance financière du rôle crucial joué par les clubs et leurs joueurs dans la réussite des éliminatoires et de la phase finale ». Cette revalorisation traduit aussi une stratégie plus large de la FIFA visant à apaiser les tensions souvent vives entre clubs et sélections, particulièrement autour de la libération des internationaux.
La Coupe du monde 2026, qui se disputera du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Mexique et au Canada, sera la première de l’histoire à réunir 48 équipes, portant le nombre de matches de 64 à 104. Cette nouvelle dimension du tournoi, couplée à l’augmentation des compensations pour les clubs, souligne la transformation progressive du football mondial, où l’équilibre entre compétitions nationales et internationales devient un enjeu central.
À travers ce geste, la FIFA envoie un signal fort : les clubs, longtemps perçus comme de simples pourvoyeurs de talents, sont désormais pleinement reconnus comme des acteurs indispensables à l’écosystème du football mondial. Une décision qui pourrait redéfinir la relation entre institutions, sélections et clubs, et poser les bases d’une coopération plus harmonieuse à l’avenir.


