À quelques mois de la finale de la Coupe du monde 2026, Gianni Infantino confirme un tournant inédit dans l’histoire du tournoi : un spectacle de mi-temps sera organisé pour la première fois lors du match le plus regardé de la planète, prévu le 19 juillet au MetLife Stadium. Inspiré du modèle du Super Bowl, ce show vise à transformer la finale en un événement global mêlant football et divertissement.
L’annonce, faite à Washington, s’inscrit dans une stratégie assumée de la FIFA : élargir l’audience de la Coupe du monde 2026 au-delà des seuls amateurs de football et renforcer son impact médiatique. Pour piloter ce moment clé, l’instance s’appuie sur Coldplay. Son leader, Chris Martin, supervisera la production artistique. Plusieurs artistes internationaux devraient participer à cette performance annoncée comme l’un des plus grands spectacles jamais associés à une finale de Coupe du monde.
Ce virage vers un format plus spectaculaire ne sort pas de nulle part. La FIFA a déjà testé ce type de mise en scène lors de la Coupe du monde des clubs, avec des performances musicales intégrées à l’événement. L’objectif est clair : capitaliser sur une audience mondiale qui dépasse le milliard de téléspectateurs pour la finale et créer une expérience complète, au-delà du seul match.
La finale devrait également attirer de nombreuses figures du sport et du divertissement. Des personnalités comme Tom Brady ou Shaquille O’Neal ont déjà été associées à l’événement, confirmant l’ambition de proposer un rendez-vous à la croisée du sport et du spectacle.
Cette volonté de transformer la finale en grand show intervient toutefois dans un contexte marqué par plusieurs critiques. Le Mondial 2026, coorganisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada, fait débat sur plusieurs points : le coût des transports pour les supporters, initialement annoncés comme gratuits, a finalement été revu à la hausse ; l’introduction de publicités lors des pauses fraîcheur suscite des réserves ; et certaines restrictions de visa compliquent la venue de fans issus de plusieurs pays.
Malgré ces tensions, la FIFA maintient son cap. Avec ce spectacle de mi-temps, elle cherche à redéfinir les codes de la finale de la Coupe du monde et à inscrire durablement la compétition dans une logique de divertissement global, à l’image des plus grands événements sportifs internationaux.


