La Cour d’appel de Casablanca a statué, hier lundi, sur l’un des dossiers criminels les plus emblématiques de ces dernières années. La juridiction a confirmé les condamnations les plus sévères prononcées dans l’affaire du meurtre survenu au café « La Crème » à Marrakech, tout en procédant à une révision à la baisse de plusieurs peines secondaires.
La chambre criminelle a ainsi maintenu la peine de mort à l’encontre des deux principaux accusés, Gabriel I. et Shardion J., déjà condamnés en première instance. La Cour a estimé que les faits reprochés et leur gravité extrême justifiaient le maintien de la sanction maximale prévue par la loi.
En parallèle, des réductions de peine ont été accordées à d’autres personnes poursuivies dans ce dossier. Jamal T. a été condamné à neuf années de prison ferme, contre dix ans précédemment, tandis que son frère, Abdel Nasser T., a vu sa peine ramenée à huit ans de réclusion au lieu des dix initialement prononcés.
Le propriétaire du café « La Crème », théâtre de l’attaque, a également bénéficié d’un allègement de sa condamnation. Sa peine a été fixée à dix ans de prison, contre quinze ans lors du jugement de première instance. Même décision en faveur de Mohamed F., dont la condamnation a été réduite à cinq ans de prison ferme, après une peine initiale de huit ans.
Pour mémoire, la Cour d’appel de Marrakech avait déjà confirmé, en janvier 2023, le jugement rendu en juillet 2019, qui avait condamné les deux ressortissants néerlandais à la peine capitale pour leur implication directe dans ce crime.
Les deux accusés principaux étaient poursuivis pour de multiples chefs d’accusation, parmi lesquels l’homicide volontaire avec préméditation et guet-apens, la tentative d’homicide, l’usage et la détention illégale d’armes à feu, l’incendie volontaire d’un véhicule, la constitution d’une bande criminelle, ainsi que plusieurs infractions connexes liées à la conduite sous l’emprise de substances, à la détention de stupéfiants et à la dégradation de biens publics.
Par cette décision, la Cour d’appel de Casablanca clôt une nouvelle étape judiciaire dans une affaire qui continue de marquer l’opinion publique par sa violence et la sévérité des peines prononcées.

