La 4ᵉ édition de GITEX Africa Morocco, tenue à Marrakech, a été marquée par la signature d’une convention stratégique destinée à accélérer la mise en œuvre du campus de datacenters verts « Igoudar Numérique » à Dakhla. Ce projet d’envergure, conçu comme un complexe de centres de données de nouvelle génération d’une capacité cible de 500 mégawatts, franchit ainsi une étape décisive avec le lancement officiel des études préparatoires.
Cette convention réunit plusieurs acteurs institutionnels majeurs, traduisant une forte convergence des politiques publiques autour de la transition numérique et énergétique. Elle a été signée entre le Ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration, le Ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable, la Wilaya de la région Dakhla-Oued Eddahab, le Conseil de la région Dakhla-Oued Eddahab, le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement ainsi que le groupe CDG Group. Ensemble, ces partenaires posent les fondations d’un projet structurant destiné à renforcer la souveraineté numérique du Royaume.

Le programme « Igoudar Numérique » s’inscrit dans la continuité des orientations issues des Assises nationales de l’intelligence artificielle tenues le 1er juillet 2025, qui avaient souligné la nécessité de rapprocher les stratégies de transition digitale et énergétique. Il prolonge également l’accord conclu à Dakhla en novembre 2025, dédié au développement d’un écosystème de datacenters verts dans les provinces du Sud.
Au cœur de cette dynamique, le projet vise à positionner Dakhla comme un futur hub régional des infrastructures numériques durables. L’ambition affichée repose sur une architecture hybride combinant un volet souverain destiné à répondre aux besoins stratégiques nationaux et un volet ouvert à l’investissement privé, incluant des opérateurs marocains et internationaux. Cette approche permet de conjuguer autonomie technologique et attractivité économique.
Les premières études désormais lancées auront pour mission de définir la gouvernance globale du programme, d’élaborer son modèle économique et de structurer ses différentes phases de déploiement. Elles devront également préciser les mécanismes de financement, dans une logique de mobilisation coordonnée des capitaux publics et privés, afin d’assurer la viabilité et la montée en puissance progressive de l’infrastructure.
Au-delà de sa dimension technologique, le projet s’inscrit dans une vision territoriale plus large portée par le Royaume. Il accompagne les ambitions de développement des régions du Sud et s’aligne avec la Vision Atlantique, qui vise à renforcer l’intégration économique et stratégique de la façade atlantique marocaine comme espace d’innovation et de rayonnement vers le continent africain.
Avec ce chantier, le Maroc confirme son orientation vers une économie numérique plus souveraine et plus durable, tout en consolidant sa position dans les chaînes de valeur mondiales liées aux données et aux infrastructures cloud.


