Des dizaines d’étudiants marocains inscrits en Belgique vivent une situation d’incertitude aiguë.
Malgré une entrée régulière sur le territoire, munis de visas délivrés par l’ambassade belge au Maroc, ils ont reçu des ordres de quitter le pays. Une décision qui, selon eux, ignore leur réalité sociale et financière, et compromet brutalement leur parcours académique, selon Hespress.
Les étudiants témoignent d’une détresse matérielle et émotionnelle croissante face à cette décision administrative. Ils sollicitent l’intervention du Roi Mohammed VI ainsi que celle du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, afin d’obtenir une issue équitable et humaine à une situation qu’ils jugent injuste.
Parmi eux, Wassim Souna explique que « 120 à 150 étudiants marocains sont concernés par ces mesures d’expulsion, bien qu’ils soient arrivés en Belgique de manière régulière, sur la base de visas délivrés par la représentation diplomatique belge à Rabat ». Tous font face au même dilemme : alors qu’ils ont engagé des dépenses importantes pour leurs études, assurance et frais de vie, l’ordre de quitter le territoire vient mettre un terme brutal à leur projet académique.
Le point de rupture réside, selon leurs témoignages, dans la remise en question par les autorités belges des établissements où ils sont inscrits. Wassim explique que « malgré les certificats officiels d’inscription, les autorités évoquent un non-respect des normes par l’école ». Les étudiants affirment avoir proposé de changer d’établissement, une solution rejetée elle aussi.
Cette situation plonge familles et étudiants dans une véritable impasse. Les parents, déjà mobilisés pour financer les études de leurs enfants, ne peuvent assumer davantage dans un contexte de hausse continue des coûts de logement et de vie en Belgique. Au fil des semaines, les pressions financières et psychologiques s’accentuent.
Aujourd’hui, les étudiants concernés appellent à une médiation directe entre Rabat et Bruxelles. Ils espèrent une solution qui leur permette de poursuivre leurs études, fruit d’années d’efforts et de sacrifices pour eux comme pour leurs familles. Leur demande est claire : préserver leur droit à l’éducation et éviter que cette crise administrative ne détruise leur avenir académique.

