Le parlement iranien a approuvé dimanche une résolution soutenant la fermeture du détroit d’Ormuz, artère maritime stratégique par laquelle transite environ 20 % du pétrole mondial. Cette décision, encore conditionnée à l’aval du Conseil suprême de sécurité nationale, intervient en réaction à des frappes américaines ayant ciblé plusieurs installations nucléaires en Iran, dont le site sensible de Fordo.
À Téhéran, la colère gronde. Hussein Shariatmadari, proche conseiller du guide suprême Ali Khamenei, a appelé à une riposte ferme contre les États-Unis. Plusieurs membres influents du parlement iranien, notamment au sein de la commission de la sécurité nationale, ont confirmé que les forces du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) sont prêtes à agir si la situation l’exige.
Du côté américain, la réponse ne s’est pas fait attendre. Le vice-président J.D. Vance a mis en garde contre les conséquences d’un blocage du détroit, qualifiant une telle démarche d’« acte suicidaire » pour l’Iran. Il a révélé que des messages indirects avaient été échangés entre les deux pays peu après les frappes.
Situé entre le golfe Persique et l’océan Indien, le détroit d’Ormuz est vital pour les exportations de pétrole en provenance de pays comme l’Arabie saoudite, l’Irak, le Koweït, les Émirats arabes unis et l’Iran lui-même. En 2024, près de 16,5 millions de barils y transitaient chaque jour. Une fermeture du passage aurait des répercussions économiques mondiales majeures, notamment sur les prix de l’énergie.
À ce stade, aucune date n’a été fixée pour une éventuelle fermeture, mais la menace reste sérieuse, d’autant qu’un commandant de la marine iranienne aurait évoqué une possible mise à exécution « dans les heures à venir ».

