L’Agence de Développement du Digital (ADD) et le Centre Cinématographique Marocain (CCM) ont scellé, jeudi à Rabat, un accord de coopération destiné à accélérer la transformation numérique du secteur cinématographique. Signée par les directeurs des deux institutions, Amine El Mezouaghi et Mohammed Reda Benjelloun, la convention fixe un cadre opérationnel pour moderniser les outils, simplifier les démarches et renforcer la transparence au sein de l’écosystème du cinéma au Maroc.
Au cœur de cet engagement, l’ambition est claire : doter le CCM d’un système d’information nouvelle génération, capable d’accompagner les professionnels du secteur tout en fluidifiant les procédures administratives. Le partenariat prévoit l’implication des différentes directions de l’ADD afin de concevoir des solutions digitales adaptées aux réalités de l’industrie cinématographique, aussi bien sur le plan national qu’à l’international. L’objectif est de proposer des services plus accessibles, plus rapides et conformes aux standards de bonne gouvernance.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par l’accélération de la transformation numérique au Maroc. Portée par la stratégie Maroc Digital 2030, cette dynamique s’inscrit également dans le prolongement des orientations du nouveau modèle de développement, qui place l’innovation et la digitalisation au cœur de la compétitivité économique. Pour le secteur du cinéma, souvent confronté à des procédures lourdes et à une gestion fragmentée, cette évolution ouvre la voie à une gestion plus efficiente et à une meilleure attractivité pour les investisseurs et les productions internationales.
Au-delà des outils techniques, la convention met aussi l’accent sur le respect du cadre légal, notamment en matière de protection des données personnelles et de régulation de l’industrie cinématographique. L’enjeu consiste à concilier modernisation et sécurité juridique, dans un environnement où les technologies, y compris l’intelligence artificielle, redéfinissent les modes de production et de diffusion des contenus.
Ce rapprochement entre l’ADD et le CCM traduit une volonté institutionnelle de structurer durablement la transition numérique du secteur culturel. Il s’inscrit dans une logique de continuité des réformes engagées, avec en ligne de mire un écosystème plus agile, capable de répondre aux exigences d’un marché globalisé et en constante mutation.


