En marge d’un sommet européen organisé ce jeudi en Belgique, le président de la République a exprimé sa volonté d’obtenir des éclaircissements sur le traitement d’un dossier sensible impliquant un diplomate français mentionné à plusieurs reprises dans les archives liées à l’affaire Epstein.
Interpellé par la presse sur le maintien en poste de ce représentant de l’État, alors que des signalements antérieurs auraient existé, Emmanuel Macron a jugé la situation « inacceptable ». Le chef de l’État a indiqué avoir pris connaissance de cette affaire récemment et s’est interrogé sur la gestion administrative du dossier.
Selon les informations évoquées, le diplomate en question aurait fait l’objet d’une enquête aux États-Unis pour consultation d’images pédopornographiques. Des éléments qui, s’ils étaient confirmés comme connus par l’administration depuis plusieurs années, auraient dû, selon le président, entraîner des mesures appropriées.
« Si des informations étaient détenues depuis longtemps par l’administration, des décisions auraient dû être prises », a-t-il insisté, laissant entendre qu’un examen approfondi des responsabilités pourrait être engagé.
Cette prise de parole intervient alors que les révélations issues des fichiers liés à Jeffrey Epstein continuent de provoquer des remous dans plusieurs pays, ravivant les interrogations sur les circuits d’information et les éventuelles défaillances institutionnelles.

