L’École Centrale Casablanca a célébré sa huitième promotion d’ingénieurs lors d’une cérémonie organisée à Casablanca en présence de Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce. L’événement, qui s’est tenu le week-end des 14 et 15 février 2026, a consacré la réussite de 149 lauréats, dont 36 % de femmes, issus de plus de huit nationalités. Une promotion placée sous le signe de l’excellence académique et de l’intelligence artificielle, au cœur du projet pédagogique de l’établissement.
Autour du directeur général, Jalal Charaf, plusieurs personnalités du monde académique et économique ont pris part à la cérémonie, parmi lesquelles Saâd Bendidi, parrain de la promotion, Romain Soubeyran, directeur général de CentraleSupélec et président du Groupe des Écoles Centrale, ainsi que Frédéric Pascal, vice-président IA de Université Paris-Saclay et directeur du DATAIA Institute. Leur présence illustre l’ancrage international de l’école et la solidité de ses partenariats stratégiques.
Au-delà du rituel académique, cette remise de diplômes confirme la place de l’École Centrale Casablanca dans le paysage de la formation d’ingénieurs au Maroc et en Afrique. Créée dans le cadre d’un partenariat d’État à État signé en 2013 en présence de Mohammed VI et de François Hollande, l’institution s’est imposée comme un acteur clé de la formation d’ingénieurs généralistes à fort potentiel technologique.
La promotion 2026 incarne la ligne directrice revendiquée par l’établissement : former des ingénieurs capables de maîtriser les technologies d’intelligence artificielle sans perdre de vue leurs implications humaines, économiques et sociétales. « L’intelligence artificielle transforme en profondeur les métiers de l’ingénieur. Elle n’est pas une finalité, mais un levier destiné à renforcer les capacités humaines », a souligné Jalal Charaf devant les diplômés et leurs familles.
Le modèle pédagogique repose sur une articulation étroite entre sciences de l’ingénieur, data, IA et humanités. Les étudiants sont formés à concevoir, piloter et encadrer des systèmes technologiques complexes tout en intégrant les enjeux éthiques, réglementaires et environnementaux. Cette approche vise à préparer des profils aptes à accompagner la transition industrielle du Maroc et du continent africain, qu’il s’agisse de transition énergétique, d’industrialisation, de digitalisation responsable ou de développement durable.
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L’ouverture internationale constitue un autre pilier de la formation. Tous les élèves effectuent une mobilité académique ou professionnelle à l’étranger, profitant du réseau dense de partenaires industriels et universitaires du Groupe des Écoles Centrale. Cette dimension internationale renforce l’employabilité des diplômés et leur capacité à évoluer dans des environnements multiculturels.
La cérémonie a également été marquée par un moment d’émotion avec l’hommage rendu à la défunte Sara El Ghalbzouri, à qui un diplôme honorifique a été décerné à titre posthume. Un geste salué par l’assistance, rappelant que derrière les performances académiques se trouvent des parcours humains.
Prenant la parole, Ryad Mezzour a mis en avant la contribution attendue de ces jeunes ingénieurs aux grands chantiers industriels du pays. Selon lui, cette génération est appelée à jouer un rôle déterminant dans la consolidation de la base industrielle marocaine et dans le rayonnement technologique du Royaume à l’échelle africaine.
Avec cette huitième promotion, l’École Centrale Casablanca confirme son ambition : former des ingénieurs généralistes de haut niveau, outillés pour intégrer l’intelligence artificielle dans les processus industriels, tout en assumant une responsabilité sociale et éthique. Une trajectoire qui s’inscrit dans la stratégie nationale de montée en gamme industrielle et d’innovation.

