Dans le cadre de la conférence organisée à Rabat sur le rôle des régions dans le développement des clusters maritimes, les discussions se sont inscrites dans la dynamique portée par l’initiative WestMED Maritime Clusters Alliance, qui promeut une économie bleue durable et intégrée en Méditerranée occidentale. Cette initiative vise à renforcer les coopérations entre les acteurs du Nord et du Sud, en s’appuyant sur les clusters comme instruments de structuration économique, d’innovation et de rapprochement régional.
Elle encourage le partage d’expériences, le développement de partenariats entre pays du Sud, ainsi que le renforcement des compétences en matière de gouvernance des clusters. Elle ambitionne également de faciliter l’accès des entreprises innovantes aux financements, notamment grâce à la mobilisation d’investissements publics et privés, dans une logique de croissance bleue inclusive.
Dans ce contexte, le Maroc s’affirme comme un hub régional majeur de l’économie bleue, grâce à sa position géographique stratégique, son ouverture sur l’Atlantique et la Méditerranée, ainsi que le développement progressif de ses infrastructures et de ses écosystèmes maritimes.
C’est dans cette dynamique que El Khattat Yanja, Président du conseil régional Dakhla Oued Eddahab est intervenu, rappelant que « l’économie bleue est devenue une priorité », qu’il décrit comme « un modèle de développement permettant de valoriser les ressources maritimes et littorales tout en créant de la richesse et de l’emploi ». Mettant en avant une évolution structurelle des approches, afin de penser les territoires côtiers comme des systèmes intégrés.
Le responsable régional a également mis en avant les atouts de Dakhla-Oued Eddahab, évoquant « plus de 750 kilomètres de façade maritime » et « une position géostratégique majeure », en cohérence avec la volonté nationale de consolider le positionnement du Maroc comme plateforme maritime et logistique de référence.
Parmi les projets structurants, le port de Dakhla Atlantique, présenté comme « un levier de transformation économique » destiné à devenir « un hub d’exportation vers l’Afrique » et « le centre d’un écosystème économique complet ». Rappelle El Khattat.
S’agissant des filières, il a mis en avant l’aquaculture comme « un secteur stratégique », tout en soulignant que son développement exige une coordination renforcée autour de plusieurs leviers, notamment « l’accompagnement technique des investisseurs, la certification, la logistique et l’accès au financement ».
Enfin, il a insisté sur la nécessité de mieux structurer les initiatives, estimant que « le problème n’est pas forcément le manque de ressources, mais le déficit de projets suffisamment structurés », appelant à des projets « écologiquement crédibles et institutionnellement solides », capables de répondre aux exigences des bailleurs internationaux.
Cette intervention s’inscrit pleinement dans les objectifs de WestMED et confirme le rôle du Maroc comme plateforme régionale de convergence et de développement de l’économie bleue, reliant innovation, investissement et coopération méditerranéenne.

