L’économie circulaire s’impose progressivement comme un pilier de la transformation industrielle au Maroc. À Rabat, une convention portant sur la mise en œuvre de la deuxième phase du programme mondial des parcs éco-industriels (GEIPP II) a été signée entre les autorités marocaines, la Confédération suisse et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), afin d’accompagner l’évolution durable des zones industrielles du Royaume.
L’accord a été conclu en présence de Valentin Zellweger, ambassadeur de la Confédération suisse au Maroc, et de Sanaa Lahlou, représentante au Maroc de Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). Il marque le lancement opérationnel de la phase II du Global Eco-Industrial Parks Programme, un dispositif international destiné à accompagner la transition environnementale des zones industrielles.
Prévu pour la période 2026-2028, le programme est doté d’un budget de 3 millions de francs suisses. Son objectif consiste à transformer plusieurs zones industrielles marocaines en écosystèmes industriels durables, capables d’optimiser l’utilisation des ressources, de favoriser la coopération entre entreprises et d’encourager les pratiques liées à l’économie circulaire.
Cinq zones industrielles ont été retenues au terme d’un processus de sélection participatif impliquant plusieurs institutions et acteurs économiques. Il s’agit de la zone franche Atlantic Free Zone de Kénitra, de la zone industrielle de Jorf Lasfar à El Jadida, des zones industrielles Tasila 1 et Tasila 2 à Agadir, du complexe industriel Ain Jouhara à Khémisset ainsi que de la zone industrielle de Selouane à Nador. Ces territoires serviront de laboratoires pour expérimenter des modèles de gestion industrielle intégrant efficacité énergétique, réduction des déchets et synergies entre entreprises.
Au-delà de ces sites pilotes, l’initiative vise à bâtir une plateforme nationale de développement des parcs éco-industriels, capable d’être reproduite dans d’autres régions du Royaume. Les partenaires souhaitent structurer un cadre durable qui s’articule avec les politiques publiques marocaines en matière d’industrialisation et de transition climatique.
Cette deuxième phase s’inscrit dans la continuité du partenariat engagé entre le Maroc et l’ONUDI dans le cadre du Country Programme Partnership, un mécanisme de coopération destiné à soutenir la modernisation de l’industrie nationale. La dimension internationale du programme se traduit également par l’implication d’autres institutions, parmi lesquelles le World Bank Group et la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).
Pour les partenaires, le déploiement du programme GEIPP II doit permettre d’accompagner l’évolution du modèle industriel marocain vers davantage de compétitivité, d’innovation et de résilience climatique. En favorisant les échanges de ressources entre entreprises – chaleur, eau, matières premières ou sous-produits – les parcs éco-industriels encouragent une organisation industrielle plus efficiente, tout en limitant l’impact environnemental des activités productives.

Le lancement de cette nouvelle phase confirme la solidité de la coopération entre le Maroc, la Suisse et l’ONUDI dans le domaine du développement industriel durable. Il traduit également l’ambition du Royaume de renforcer l’intégration des principes de l’économie circulaire et de l’efficacité énergétique dans ses zones industrielles, à l’heure où la compétitivité internationale se joue aussi sur le terrain de la transition écologique.


