La production nationale d’électricité a progressé de seulement 0,4% au cours des cinq premiers mois de 2026, marquant un net ralentissement par rapport à la hausse de 5,4% enregistrée sur la même période un an auparavant. Cette évolution intervient alors que la demande intérieure continue de progresser et que les importations d’électricité connaissent une forte accélération, selon les données de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).
D’après la dernière note de conjoncture de la DEPF, les échanges d’énergie électrique avec l’extérieur ont été marqués par une hausse de 43% du volume importé à fin mai 2026, après une progression de 8,7% un an plus tôt. À l’inverse, les exportations ont fortement reculé, avec une baisse de 40,8%, contre un repli de 20,5% à la même période de l’année précédente.
Cette évolution du commerce extérieur de l’électricité s’inscrit dans un contexte de progression continue de la demande énergétique. Le volume de l’énergie nette appelée a ainsi augmenté de 4,1% au terme des cinq premiers mois de l’année, après une hausse de 5,2% un an auparavant. La consommation d’énergie électrique a, pour sa part, enregistré une croissance de 8,7% à fin mai 2026, contre une progression de 14,2% un an plus tôt.
Les chiffres disponibles pour le début du deuxième trimestre témoignent toutefois d’une amélioration du rythme de production. Au cours des deux premiers mois du T2-2026, la production nationale d’électricité s’est accrue de 2,2%. Cette progression a été portée principalement par la production privée, en hausse de 3,4%, ainsi que par les énergies renouvelables relevant de la loi 13-09, dont la production a progressé de 15,8%.
La dynamique de production a également bénéficié d’une contribution particulièrement forte des tiers nationaux, dont l’apport a bondi de 285,3% sur la période considérée. Ces évolutions traduisent une recomposition progressive des sources mobilisées pour répondre aux besoins du système électrique national, alors que la consommation poursuit sa progression.
Au terme des cinq premiers mois de 2026, le secteur électrique marocain reste ainsi marqué par un écart entre une demande intérieure soutenue et une progression limitée de la production nationale. La hausse des importations et le recul des exportations constituent, dans ce contexte, deux des principaux mouvements à surveiller dans l’évolution récente du marché de l’électricité.

