Le déficit de liquidité des banques marocaines s’est légèrement réduit au cours de la semaine du 15 au 22 juillet, atteignant en moyenne 147,2 milliards de dirhams (MMDH), selon les dernières données de BMCE Capital Global Research (BKGR). Sur une base hebdomadaire, le besoin de liquidités du secteur bancaire a ainsi reculé de 1,57%.
Cette amélioration intervient alors que Bank Al-Maghrib (BAM) a renforcé son soutien au marché monétaire. Le montant des avances accordées aux banques à sept jours a progressé de 17,75 MMDH pour atteindre 55,4 MMDH sur la période étudiée, traduisant une intervention accrue de la Banque centrale pour accompagner les besoins de financement du système bancaire.
En parallèle, les placements du Trésor auprès du système bancaire ont marqué un net repli. Leur encours quotidien maximal s’est limité à 18,2 MMDH, contre 31,6 MMDH une semaine auparavant. Cette baisse a contribué à l’évolution des conditions de liquidité observées sur le marché monétaire marocain.
Du côté des taux, le taux moyen pondéré (TMP) est demeuré inchangé à 2,25%. Le taux MONIA (Moroccan Overnight Index Average), qui sert de référence pour le marché monétaire au jour le jour et est calculé à partir des opérations de pension livrée adossées aux bons du Trésor, s’est pour sa part établi à 2,214%, en léger recul.
Pour la prochaine période, les anticipations de BKGR tablent sur une diminution des interventions de Bank Al-Maghrib. Le volume des avances à sept jours devrait ainsi revenir à 44,1 MMDH. Cette évolution marquerait un ralentissement du soutien direct apporté par la Banque centrale au marché monétaire, dans un contexte où le déficit de liquidité bancaire demeure néanmoins élevé.
La situation continue donc de refléter les besoins structurels de financement du système bancaire marocain, tandis que l’évolution des interventions de BAM, des placements du Trésor et des taux monétaires reste au cœur du suivi des conditions de liquidité sur le marché.


