La Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) a ouvert jeudi 29 janvier une enquête judiciaire, sous la supervision du parquet compétent, visant 24 personnes soupçonnées de corruption et de contrebande au port de Tanger Ville. Parmi elles figurent six policiers, six fonctionnaires d’une unité locale de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) et deux agents des douanes, ainsi que des intermédiaires et bénéficiaires présumés.
Les mis en cause sont soupçonnés d’avoir volontairement négligé des contrôles relevant de leurs fonctions pour faciliter le passage de marchandises et de produits étrangers. Les faits évoqués portent sur des interventions destinées à éviter des contrôles douaniers en échange de commissions financières assimilées à des pots-de-vin. Les infractions présumées incluent corruption, abus d’influence et participation à des opérations de contrebande.
L’enquête fait suite à des informations précises fournies par la DGST concernant des manquements aux procédures de contrôle au port de Tanger Ville. Les investigations ont permis d’identifier des fonctionnaires et des bénéficiaires présumés. Auditions et vérifications se poursuivent pour déterminer le degré d’implication de chaque suspect, retracer d’éventuels circuits financiers et établir les responsabilités. Les autorités rappellent que les faits restent présumés à ce stade. L’enquête continue pour identifier d’éventuels complices.

