Selon le bilan 2024 de l’Office des changes, les exportations marocaines ont dégagé une croissance globale, grâce à la performance de plusieurs secteurs, alors que le textile accuse un léger recul.
L’industrie automobile confirme sa première place à l’export pour la deuxième année consécutive, avec un chiffre d’affaires de 157,6 milliards de dirhams (+ 6,3 %). Cette progression s’explique principalement par le dynamisme des segments « Construction » et « Câblage », chacun ayant apporté environ 3,3 milliards de dh supplémentaires.
Le deuxième rang des exportations est occupé par les phosphates et dérivés, dont les ventes ont atteint 87,1 milliards de dh, marquant une hausse de 13,5 % (après une chute de 33,6 % l’année précédente). Tous les sous‑secteurs ont contribué à ce redressement : engrais naturels et chimiques (+ 14,4 %), acide phosphorique (+ 11,5 %) et phosphates (+ 10,6 %).
Le secteur agricole et agro‑alimentaire, en stagnation en 2023, a rebondi en 2024, atteignant un volume comparable à celui des phosphates : 87 milliards de dh, soutenu notamment par une hausse de 9,1 % dans les activités agricoles, forestières et de chasse.
Les exportations aéronautiques ont bondi de 14,9 %, soutenues notamment par une solide progression de 23,6 % dans l’assemblage. En revanche, le textile et cuir recule légèrement (– 0,5 %), à 45,9 milliards de dh. Les segments chaussures et textile technique au sein de ce secteur ont enregistré des baisses, tandis que les vêtements confectionnés et les articles de bonneterie affichent une tendance haussière.
Le secteur électronique et électrique maintient son niveau global : la hausse des ventes de fils, câbles et isolants électriques (+ 369 millions de dh), ainsi que des appareillages pour circuits (+ 367 millions), a compensé la baisse des composants électroniques (– 723 millions).
D’un point de vue des produits, sept catégories représentent 56,3 % des exportations totales :

L’ensemble de ces indicateurs illustre une diversification des exportations marocaines et un renforcement des secteurs à forte valeur ajoutée, en dépit du léger recul du textile.

