Depuis quelques semaines, une rumeur circule sur les réseaux sociaux et dans certains médias : la Chine serait en train de développer un robot capable de porter un fœtus grâce à un utérus artificiel, commercialisable dès 2026. Des images impressionnantes montrent un humanoïde avec un ventre transparent contenant un bébé en développement, alimentant l’idée d’une « gestation robotisée ».
Pourtant, cette information est largement infondée. Les clichés sont en réalité générés par intelligence artificielle et n’ont aucun fondement scientifique. Le Dr Zhang Qifeng, souvent cité comme inventeur, dirige effectivement l’entreprise KAYIWA Robotics, spécialisée dans la robotique commerciale, mais il a démenti tout projet lié à un « robot de grossesse ». L’Université technologique de Nanyang, à Singapour, confirme par ailleurs qu’aucune recherche de ce type n’a été menée, et aucune publication scientifique sérieuse ne valide l’existence d’un prototype.
Cette polémique illustre à quel point les contenus tronqués ou sortis de leur contexte peuvent se répandre rapidement sur les réseaux sociaux. La technologie de gestation artificielle demeure à ce jour purement expérimentale chez l’animal et reste loin de pouvoir remplacer la grossesse humaine.

