La marocaine Nadia Kounda a été sacrée meilleure actrice au Festival international du film de Bruxelles (FIFB) pour son rôle dans le long métrage « Les Fourmis », réalisé par Yassine Fennane. Produit en 2025, ce film figurait parmi les cinq œuvres en compétition internationale, sélectionnées sur 250 films visionnés par le comité du festival.
Plongée au cœur de Tanger, l’intrigue de « Les Fourmis » suit trois destins entrelacés, offrant un regard humain et nuancé sur les réalités complexes de l’immigration intra-africaine. À travers le parcours de Félicité, une jeune Camerounaise déterminée à offrir à son amie défunte un enterrement digne au Maroc, de Hamid, un homme tiraillé entre ses idéaux et ses compromis, et de Kenza et Badr, un couple bourgeois confronté à ses préjugés, le film explore les tensions entre ambition, rédemption et marginalisation dans un continent en mouvement.
Avec une durée de 90 minutes, ce long métrage s’inscrit dans la nouvelle vague cinématographique nord-africaine, déjà remarquée sur les scènes internationales. « Les Fourmis » a été projeté à Durban, Paris et Bruxelles, et poursuivra bientôt sa tournée à Londres, New York, Nairobi et Kinshasa. Il s’affirme ainsi comme l’un des films marocains les plus sélectionnés dans les festivals internationaux de 2025, confirmant la vitalité et l’originalité du cinéma marocain contemporain.
Le FIFB, dont la dixième édition s’est tenue du 28 octobre au 1ᵉʳ novembre, met en avant le dialogue entre les cinémas africain et européen. Un autre film marocain, le court métrage « Une Histoire de vacances » de Malika Zairi, concourait également, abordant avec subtilité les tensions identitaires et les conflits intergénérationnels dans les familles issues de la diaspora marocaine. Organisé de manière itinérante entre Bruxelles et plusieurs villes africaines, le festival se positionne comme un espace de découverte, d’échange culturel et de promotion de créations audacieuses, mettant en lumière la richesse et la diversité des talents africains.
Cette consécration souligne non seulement le talent de Nadia Kounda, mais également la montée en puissance d’un cinéma marocain qui sait allier profondeur humaine et portée internationale.

