Le Festival International du Film de Marrakech vient de lever le voile sur la liste prestigieuse des invités de son programme « Conversations », rendez-vous incontournable de sa 22ᵉ édition.
Fidèle à son esprit d’ouverture, l’événement confirme sa place singulière parmi les grands festivals du monde arabe et du continent africain, où la réflexion autour du cinéma tient autant de place que la célébration de ses œuvres.
Un laboratoire d’idées au cœur du festival
À contre-courant du tumulte des tapis rouges, la section « Conversations » s’impose depuis plusieurs années comme un espace de dialogue privilégié entre créateurs et cinéphiles. Chaque rencontre se transforme en exploration des coulisses du septième art : comment naît une idée de film ? Quelle part d’instinct guide le choix d’un sujet ? Et comment une histoire locale parvient-elle à toucher un public universel ?
Ces échanges intimes, souvent ponctués d’anecdotes inédites, dévoilent les tourments et les inspirations des artistes. On y parle de doutes, d’élans créatifs, de l’influence du numérique ou encore de la manière dont l’intelligence artificielle bouscule les métiers du cinéma. Plus qu’un débat, c’est une immersion dans la fabrique du rêve.
Des voix majeures du cinéma mondial réunies à Marrakech
Cette année, le programme accueillera un plateau exceptionnel : Bong Joon Ho, auteur de Parasite, Guillermo del Toro, créateur de La Forme de l’eau et Pinocchio, Andrew Dominik (Blonde), Laurence Fishburne, figure culte de Matrix, et Jodie Foster, double lauréate de l’Oscar de la Meilleure actrice.
Le public pourra également rencontrer Karan Johar, pilier du cinéma indien, Bill Kramer, directeur général de l’Académie des Oscars, Nadine Labaki, Kleber Mendonça Filho, Jafar Panahi, Tahar Rahim et Yousra, légende du grand écran égyptien.
Des dialogues inédits autour du jeu et de la mémoire
Deux moments phares viendront rythmer cette édition. Le premier réunira Virginie Efira et Chiara Mastroianni, dans une discussion autour du métier d’actrice, de la liberté d’incarner et de la manière dont le cinéma éclaire le rapport au monde.
Le second, intitulé « Filmer la mémoire : entre histoire collective et intime », fera se croiser Asmae El Moudir et Karima Saïdi, deux réalisatrices marocaines qui explorent la mémoire, la transmission et l’exil à travers le prisme du documentaire.
Le cinéma comme lieu de transmission
Avec cette programmation, le Festival de Marrakech réaffirme sa vocation première : faire du cinéma un espace d’échange et de pensée vivante. Dans une époque où l’image circule plus vite que la parole, ces « Conversations » rappellent que le dialogue, lui aussi, est un art à préserver.

