Le financement participatif destiné à l’habitat poursuit sa montée en puissance au Maroc. Selon les dernières données publiées par Bank Al-Maghrib, l’encours des financements participatifs, principalement portés par la Mourabaha immobilière, a atteint 30,6 milliards de dirhams à fin mars 2026, contre 25,8 milliards de dirhams à la même période un an auparavant. Une progression annuelle de 18,5% qui confirme l’ancrage progressif de la finance participative dans le paysage bancaire marocain.
Cette dynamique concerne essentiellement les financements immobiliers accordés dans le cadre de la Mourabaha, formule largement privilégiée par les banques participatives et leurs clients. Le produit continue de séduire une partie des ménages marocains en quête d’alternatives compatibles avec les principes de la finance islamique.
Les chiffres dévoilés dans le tableau de bord « Crédits-Dépôts bancaires » de Bank Al-Maghrib traduisent également une évolution plus large du crédit bancaire au Maroc. Les crédits accordés aux ménages se sont établis à 397,5 milliards de dirhams à fin mars, enregistrant une hausse de 3,4% sur un an et une progression de 0,3% par rapport à décembre 2025.
Dans le détail, les prêts à l’habitat affichent une croissance annuelle de 2,9%, tandis que les crédits à la consommation progressent de 3,9%. Des évolutions qui interviennent dans un contexte marqué par une demande toujours soutenue pour le financement immobilier, malgré les tensions persistantes sur le pouvoir d’achat et le coût du crédit.
Depuis plusieurs années, le financement participatif gagne progressivement du terrain au Maroc, porté par l’élargissement de l’offre des banques participatives, mais aussi par une meilleure connaissance des produits par les particuliers. La Mourabaha immobilière reste aujourd’hui le principal moteur de ce segment, loin devant les autres formes de financement participatif.
L’évolution observée à fin mars confirme ainsi la résilience du marché participatif marocain et son rôle croissant dans le financement de l’habitat. Avec un encours désormais supérieur à 30 milliards de dirhams, le secteur poursuit son installation durable dans l’écosystème financier national.


