Formation professionnelle privée : 338 établissements contrôlés, près de 100 dossiers devant la justice
Le ministère de l’insertion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences a intensifié le contrôle des établissements privés de formation professionnelle. Plus de 338 institutions ont fait l’objet d’inspections sur le terrain au titre de l’année 2023/2024, et près de 100 procès-verbaux ont été transmis à la justice depuis 2013, a indiqué le ministre Younes Sekkouri dans une réponse parlementaire écrite.
Selon les données officielles, le Maroc compte 1 356 établissements privés de formation professionnelle durant la saison 2023/2024, dont 424 sont accrédités. Le secteur de l’optique, en particulier la filière technicien spécialisé en optique et mesure de la vue, compte 31 établissements, dont 11 reconnus. Au total, 113 787 stagiaires sont inscrits dans la formation professionnelle privée, parmi lesquels 1 517 suivent une formation en optique.
Les opérations de contrôle sont menées conformément à la loi 13.00, qui encadre l’ouverture et la gestion des établissements de formation professionnelle privée au Maroc. Ce cadre légal définit les normes administratives, pédagogiques et techniques applicables à tous les secteurs, y compris l’optique. Dans ce contexte, 15 établissements spécialisés en optique ont été spécifiquement contrôlés afin de vérifier leur conformité aux standards en vigueur.
Le ministre a également rappelé que l’entrée en vigueur de la loi 45.13 relative à l’exercice des professions de rééducation, de réadaptation et de réhabilitation fonctionnelle impose désormais l’obtention d’un baccalauréat scientifique pour accéder aux filières liées à l’optique et à la mesure de la vue. Cette exigence vise à professionnaliser davantage le métier d’opticien et à limiter son exercice aux diplômés ayant suivi un cursus d’au moins trois années après le baccalauréat scientifique.
Dans une logique d’amélioration continue de la qualité, le ministère prévoit le lancement d’une étude technique pour réviser les critères régissant la formation professionnelle privée. L’actualisation des cahiers des charges concernera notamment les secteurs de la santé et des professions paramédicales, ainsi que les normes d’encadrement pédagogique, les équipements techniques et les espaces de formation. Par ailleurs, le système national unifié d’assurance qualité est progressivement déployé, tandis que les programmes intègrent désormais des compétences transversales telles que les langues étrangères et l’esprit entrepreneurial, afin de renforcer l’employabilité des jeunes sur le marché du travail.


