Face à une situation jugée intenable, les autorités régionales de Casablanca-Settat passent à l’action. Lors d’une visite sur le terrain, Mohamed Mhidia, wali de la région et gouverneur de la province de Nouaceur, a ordonné l’évacuation intégrale de la fourrière municipale de Ouled Azzouz, fixant un délai strict d’un mois pour sa mise en œuvre, rapporte Al Akhbar dans son édition du mardi 17 juin 2025.
Le site, devenu un vaste cimetière de véhicules laissés à l’abandon, est aujourd’hui complètement saturé. Véhicules légers, camions de collecte de déchets, deux-roues modifiés, embarcations et autres épaves s’y entassent depuis des années, livrés aux intempéries. Provenant de plusieurs zones comme Hay Al Hassani et le quartier Rahma, ces carcasses en tout genre ont fini par paralyser le fonctionnement normal de la fourrière, au point de freiner le travail des forces de l’ordre dans leurs opérations de saisie.
Accompagné de plusieurs responsables, le wali a constaté de visu l’ampleur de l’encombrement, notant la présence de plaques d’immatriculation étrangères, de véhicules hors d’usage et de motos interdites à la circulation en ville. Ce désordre chronique illustre une carence manifeste en matière de gestion et de suivi, qui nuit à l’efficacité des services municipaux.
La décision d’évacuation vise à assainir l’espace, mais aussi à restaurer l’autorité des services concernés. Les véhicules abandonnés devront être soit mis en vente aux enchères, soit orientés vers d’autres circuits d’élimination. Il s’agit là d’une injonction ferme, destinée à en finir avec une situation de blocage qui a trop duré, selon le journal.
Cette initiative, attendue de longue date par les habitants et les agents municipaux, est perçue comme un signal fort envoyé par la wilaya pour rétablir l’ordre et garantir une meilleure gestion des biens publics.

