Le mois d’avril 2026 s’inscrit comme l’un des épisodes les plus secs enregistrés en France depuis le début des relevés météorologiques en 1959. Dans son dernier bilan climatique, Météo-France met en évidence une sécheresse printanière marquée, caractérisée par un déficit exceptionnel de précipitations à l’échelle nationale.
Selon l’établissement public, les cumuls pluviométriques ont accusé un manque d’environ 70% par rapport aux normales de la période 1991-2020. Ce niveau place avril 2026 au quatrième rang des mois d’avril les plus secs observés depuis plus de six décennies. Dans plusieurs régions, la situation est encore plus critique, certains départements enregistrant leur mois d’avril le moins pluvieux depuis 1959.
Cette anomalie s’explique principalement par des conditions anticycloniques persistantes, qui ont fortement limité les épisodes pluvieux sur l’ensemble du territoire. Seules quelques zones, notamment la Haute-Corse, le Massif central et les Pyrénées, ont connu des orages ponctuels, insuffisants toutefois pour inverser la tendance générale.
Conséquence directe de cette sécheresse : une dégradation rapide de l’humidité des sols superficiels. Après un mois de février particulièrement arrosé, les niveaux observés début mai correspondent désormais à des situations habituellement relevées en début d’été, traduisant un assèchement accéléré.
Parallèlement, le mois s’est distingué par des températures anormalement élevées. Avec une anomalie moyenne de +2,3°C par rapport aux normales 1991-2020, avril 2026 se hisse au troisième rang des mois d’avril les plus chauds depuis 1900, à égalité avec 2020, derrière les records de 2007 et 2011.
Pour Météo-France, cette succession d’un hiver très humide suivi d’un printemps exceptionnellement sec illustre une variabilité accrue des conditions climatiques. Un phénomène qui tend à se renforcer et qui interroge, à plus long terme, sur la fréquence et l’intensité des épisodes extrêmes.

