Le Gabon quitte la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025) au Maroc sur un échec retentissant, éliminé dès le premier tour après trois défaites en autant de rencontres. La dernière défaite, face à la Côte d’Ivoire (2-3), a scellé la prestation catastrophique des Panthères gabonaises, déjà privées de tout point dans leur phase de groupe. Face à cette débâcle, le gouvernement gabonais a pris des mesures inédites pour tenter de redresser la situation.
Selon un communiqué du ministère par intérim des Sports, lu à la télévision nationale, le staff technique de l’équipe a été dissous et l’équipe nationale suspendue jusqu’à nouvel ordre. Deux cadres de la sélection, Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga, ont été mis à l’écart, une décision qui a rapidement été retirée des réseaux sociaux, avant d’être remise en ligne le 1er janvier. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a dénoncé un manque de méthode et la dispersion des ressources, estimant que la débâcle révélait des lacunes structurelles persistantes et une érosion préoccupante de la fibre patriotique.
Pierre-Emerick Aubameyang, meilleur buteur de l’histoire des Panthères, a répondu aux critiques sur les réseaux sociaux, estimant que « les problèmes sont bien plus profonds » que sa seule personne. Libéré pour rejoindre son club, l’Olympique de Marseille, il n’a pas participé à la dernière rencontre face aux Éléphants ivoiriens.
Après cet échec et la non-qualification pour la Coupe du monde 2026, le Gabon ne dispose d’aucune échéance majeure dans les mois à venir. Le pays, qui avait atteint les quarts de finale en 1996 et 2012, se retrouve donc face à un chantier complet pour reconstruire une sélection compétitive et redorer son image sur la scène continentale.

