Le Ghana s’apprête à mettre en œuvre une réforme migratoire majeure en supprimant les frais de visa pour les ressortissants africains à partir du 25 mai 2026, date symbolique coïncidant avec la Journée de l’Afrique. Cette décision s’inscrit dans une dynamique continentale visant à renforcer la libre circulation et à accélérer l’intégration économique en Afrique.
Portée par les autorités ghanéennes, cette mesure ambitionne de faciliter les déplacements entre pays africains, dans un contexte où la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) encourage déjà l’ouverture des frontières et la fluidification des échanges commerciaux et humains sur le continent.
Selon les responsables gouvernementaux, cette réforme ne signifie pas une ouverture totale et sans contrôle des frontières. L’accès au territoire ghanéen restera encadré par une procédure numérique de type e-visa, permettant de vérifier les données des voyageurs via des systèmes de sécurité interconnectés. Les autorités insistent ainsi sur un équilibre entre facilitation des mobilités et contrôle sécuritaire.
Le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, défend une approche qualifiée de « modernisée », combinant ouverture régionale et surveillance technologique renforcée.
Avec cette décision, le Ghana rejoint un groupe encore limité de pays africains ayant opté pour un assouplissement significatif de leur politique de visa à destination des citoyens du continent. Parmi eux figurent notamment le Rwanda, le Bénin, la Gambie et les Seychelles, souvent cités comme pionniers en matière de libre circulation en Afrique.
Pour rappel, le Maroc et le Ghana ont conclu un accord d’exemption de visa en 2025, permettant aux citoyens marocains de se rendre au Ghana sans visa préalable. Une mesure qui facilite concrètement les déplacements et renforce les échanges entre les deux pays.

