En visite privée au Maroc, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a été confronté à l’un des maux les plus tenaces de la région d’Agadir : les embouteillages chroniques reliant la ville à la station balnéaire de Taghazout Bay. Selon Al Akhbar, le dirigeant sportif aurait été immobilisé de longues minutes sur un trajet de seulement 17 kilomètres, devenu un véritable parcours d’obstacles au cœur de la saison estivale.
Ce ralentissement n’a rien d’exceptionnel. Chaque été, le flot de véhicules vers les plages du littoral entraîne des congestions massives, notamment sur la route nationale traversant les communes de Aourir, Tamraght, Imsouane et Tamri. Une réalité bien connue des habitants comme des visiteurs, et qui pourrait devenir un sérieux casse-tête logistique à l’approche des grands événements sportifs prévus au Maroc, en particulier la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et la Coupe du Monde 2030.
Toujours selon Al Akhbar, l’inquiétude monte à mesure que l’on se rapproche de ces échéances. De nombreuses délégations africaines et internationales seront en effet logées à Taghazout Bay, où se concentrent des complexes hôteliers de haut standing, alors que leurs matchs auront lieu au stade Adrar d’Agadir. Une configuration qui suppose des déplacements fréquents entre les deux pôles… par un axe unique, notoirement saturé.
Malgré quelques interventions locales sur les infrastructures, notamment l’élargissement de certains tronçons, la circulation reste étouffée. La presse appelle à des solutions durables, comme la création d’une voie alternative ou la refonte complète du réseau routier entre Agadir et le nord du littoral, pour éviter que la réputation de cette destination prisée ne soit entachée au moment où le Maroc aspire à rayonner sur la scène sportive mondiale.

