La quatrième édition de GITEX Africa Morocco 2026 confirme la montée en puissance du Maroc sur la carte technologique du continent. Organisé à Marrakech du 7 au 9 avril, l’événement a rassemblé plus de 55.000 participants, en hausse par rapport à 2025, malgré un environnement international tendu. Un signal fort, souligné à Rabat par la ministre déléguée chargée de la Transition numérique, Amal El Fallah Seghrouchni, qui y voit un indicateur clair de l’attractivité croissante du Royaume en matière d’investissement numérique.
Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le salon a réuni 1.500 exposants issus de 58 pays, ainsi que 412 investisseurs internationaux représentant plus de 350 milliards de dollars d’actifs. Au-delà des chiffres, la qualité des échanges a marqué cette édition, avec plus de 4.600 rencontres d’affaires organisées. Dans les allées du salon, startups, fonds d’investissement et grands groupes ont multiplié les discussions, traduisant une dynamique concrète plutôt qu’un simple effet d’annonce.
Le soutien aux jeunes pousses marocaines s’est imposé comme l’un des axes majeurs. À travers l’initiative “Morocco 300”, 300 startups nationales ont bénéficié d’un accompagnement, dont 165 sélectionnées pour des rendez-vous directs avec des investisseurs. Résultat : près des deux tiers d’entre elles sont sorties de l’événement avec des négociations avancées, preuve que le rendez-vous dépasse désormais le cadre d’un salon pour devenir un véritable accélérateur de financement.
La présence des principaux fonds internationaux, représentant plus de 80 % du financement des startups africaines, a renforcé cette impression. À leurs côtés, plusieurs institutions de financement du développement ont également pris part aux discussions, consolidant la crédibilité du Maroc comme plateforme régionale d’investissement technologique.
Sur le fond, cette édition a mis l’accent sur des secteurs jugés stratégiques : intelligence artificielle, fintech, cybersécurité, mobilité intelligente, centres de données, éducation numérique et infrastructures souveraines. Autant de domaines où le Royaume cherche à asseoir sa position, dans un contexte mondial marqué par la compétition technologique et la nécessité de renforcer la souveraineté numérique.
Au fil des éditions, GITEX Africa Morocco s’installe comme un rendez-vous structurant pour l’écosystème africain. Il ne s’agit plus seulement d’un événement vitrine, mais d’un levier opérationnel pour attirer les investissements, stimuler l’innovation et connecter le continent aux grands réseaux technologiques internationaux. Pour Rabat, l’enjeu est clair : transformer cette visibilité en projets concrets et durables.

