Le média argentin Olé s’intéresse de près au Grand Stade Hassan II, en cours de construction près de Casablanca, et avance des arguments en faveur d’une finale de la Coupe du monde 2030 organisée au Maroc. Alors que l’édition 2026 n’a pas encore débuté, le débat sur l’attribution de l’affiche ultime du Mondial 2030 s’intensifie déjà entre les pays coorganisateurs.
Prévu pour accueillir jusqu’à 115.000 spectateurs, le futur stade de Benslimane ambitionne de devenir la plus grande enceinte dédiée au football au monde. Après plusieurs mois de travaux, les premières tribunes et une partie importante des fondations sont désormais visibles, signe d’un chantier qui avance à un rythme soutenu. L’infrastructure ne se limite pas à un simple équipement sportif : le projet intègre un véritable écosystème avec hôtels, espaces verts, centre commercial et une connexion directe au train à grande vitesse, ainsi qu’un centre international de presse (IBC), élément clé dans l’organisation d’un événement mondial.
Dans cette course à la finale, le Maroc se positionne face à deux stades emblématiques en Espagne : le Santiago Bernabéu et le Camp Nou. Si ces enceintes bénéficient d’un poids historique et d’une localisation stratégique, elles présentent aussi certaines contraintes logistiques. À Madrid notamment, l’environnement urbain dense du Santiago Bernabéu impose des restrictions, notamment en matière de circulation, de stationnement et d’espace dédié à l’IBC, qui nécessite des dizaines de milliers de mètres carrés.
À l’inverse, le projet de Benslimane repose sur une construction entièrement pensée selon les standards les plus récents de la FIFA. L’implantation sur un vaste terrain permet d’intégrer dès la conception les exigences liées aux grands événements internationaux, qu’il s’agisse des flux de supporters, des installations médias ou des infrastructures annexes. Cet avantage structurel est régulièrement mis en avant pour défendre la candidature marocaine.
Le chantier s’inscrit dans un calendrier ambitieux, avec une livraison attendue à l’horizon 2027-2028, en cohérence avec les échéances du Mondial 2030, organisé conjointement par le Maroc, l’Espagne et le Portugal. Au-delà de l’enjeu sportif, le projet reflète une stratégie plus large visant à renforcer l’attractivité du Royaume sur la scène internationale, en s’appuyant sur des infrastructures modernes et une organisation d’événements déjà saluée, notamment lors de précédentes compétitions africaines.
En Espagne, la question de la finale prend une dimension politique, avec des prises de position en faveur de Madrid ou Barcelone. Dans ce contexte, l’intérêt croissant des médias internationaux pour le chantier de Benslimane illustre l’émergence d’une candidature crédible, portée par une vision à long terme et des arguments techniques solides.


