Alors que plusieurs pays suivent avec attention l’évolution du Hantavirus après l’apparition récente de cas en Europe et aux États-Unis, les autorités sanitaires marocaines se veulent rassurantes quant à la situation au Royaume. Selon les responsables du secteur, le risque d’introduction du virus au Maroc demeure « extrêmement faible », voire proche de zéro.
Le directeur de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies au ministère de la Santé et de la Protection sociale, Mohamed El Youbi, a indiqué que la situation actuelle ne suscite pas d’inquiétude particulière, malgré l’attention médiatique autour de cette souche rare du virus détectée à bord d’un navire de croisière.
Le responsable a précisé que seuls quelques cas confirmés ont été enregistrés parmi les passagers du bateau concerné, tandis que les autres personnes considérées comme cas contacts font l’objet de mesures d’isolement et de suivi sanitaire dans plusieurs pays.
Selon les autorités marocaines, aucun citoyen marocain ne figurait parmi les passagers du navire concerné, et aucun lien direct avec des voyageurs susceptibles de rejoindre prochainement le Royaume n’aurait été identifié.
Le ministère assure par ailleurs que les protocoles sanitaires nécessaires sont déjà prêts en cas d’apparition d’un cas suspect. Les autorités disposent notamment de dispositifs de prise en charge, de laboratoires dédiés aux analyses virologiques ainsi que de procédures spécifiques pour l’isolement sanitaire.
Mohamed El Youbi a également rappelé que le Hantavirus n’est pas un virus nouveau pour la communauté scientifique. Connu depuis plusieurs décennies, il fait déjà l’objet d’un suivi international assuré par les experts sanitaires et les organisations spécialisées.
Dans ce contexte, les autorités marocaines ont renforcé leur niveau de vigilance dans les ports et aéroports du Royaume, particulièrement dans le nord du pays, à travers des mesures de prévention et de surveillance sanitaire destinées à anticiper toute éventuelle évolution de la situation.
Des réunions de sensibilisation et de coordination auraient également été organisées récemment dans plusieurs régions afin d’évaluer le contexte épidémiologique international et de rappeler les procédures de gestion d’éventuels cas suspects.
Le virus détecté à bord du navire de croisière correspondrait à une souche rare connue sous le nom de « Hanta Andes », capable dans certains cas de transmission interhumaine. Sa période d’incubation peut s’étendre de six à huit semaines, ce qui pousse plusieurs pays à maintenir un suivi étroit des personnes exposées.

