Le Maroc entend renforcer la présence de son huile d’olive sur le marché américain, et c’est la côte Est qui servira de point d’ancrage à cette nouvelle offensive commerciale. Morocco Foodex, l’organisme chargé de la promotion des exportations agroalimentaires, prépare pour mars 2026 une mission BtoB à New York, couplée à une campagne digitale d’envergure. L’ambition est claire : transformer la curiosité croissante des consommateurs pour les huiles premium en contrats concrets pour les producteurs marocains.
La mission réunira une centaine de participants : exportateurs marocains triés sur le volet et acheteurs américains issus de la grande distribution, de la restauration haut de gamme et de l’import-export. Chaque entreprise disposera d’un programme d’au moins huit rendez-vous qualifiés, complétés par des échanges collectifs autour des tendances de consommation et des spécificités sensorielles des huiles marocaines. Un suivi sur plusieurs semaines viendra mesurer l’impact des rencontres et accompagner les opérateurs dans la conclusion de partenariats durables.
En parallèle, une campagne de communication digitale ciblera directement le consommateur américain. Vidéos, contenus sponsorisés et collaborations avec des influenceurs spécialisés dans la gastronomie et le bien-être mettront en avant la marque « Moroccan Olive Oil ». Authenticité, traçabilité et durabilité figureront au cœur du discours, dans un marché où l’origine et la qualité des produits sont devenues des critères décisifs.
Cette mobilisation intervient dans un contexte porteur : la campagne oléicole 2025 devrait atteindre les 200 000 tonnes, un volume qui permettra de stabiliser les prix autour de 50 à 52 dirhams le litre après plusieurs années de flambée. Pour les producteurs, le répit des prix sur le marché intérieur ouvre la voie à une stratégie d’export plus ambitieuse, avec l’Amérique comme débouché privilégié pour les huiles haut de gamme.
Le secteur voit dans cette double offensive une opportunité de consolider la réputation de l’huile d’olive marocaine et de l’ancrer parmi les références mondiales. Si la démarche réussit, elle pourrait transformer un produit emblématique de la table marocaine en véritable ambassadeur du « made in Morocco » sur la scène internationale.


