Iitimad Ouazzani a été nommée secrétaire générale de la Haute Autorité de santé (HAS), un jalon majeur dans la mise en œuvre de cette nouvelle instance stratégique du système de santé marocain. Sa prise de fonction est effective depuis le 15 mai 2025, conformément au décret n° 2-24-445 publié au Bulletin officiel. Cette désignation intervient dans un contexte où les autorités accélèrent la structuration de la HAS, appelée à devenir un levier essentiel de la réforme sanitaire en cours au Maroc.
Créée pour renforcer la gouvernance et garantir l’efficience du secteur, la Haute Autorité de santé sera chargée d’évaluer les pratiques médicales, de superviser la qualité des soins, et de veiller à l’amélioration continue des structures de santé publiques et privées à l’échelle nationale. La montée en charge de cette instance, conçue comme indépendante, vise à répondre aux défis critiques du système actuel, notamment en matière d’équité d’accès, de performance et de transparence.
Le choix d’Iitimad Ouazzani à la tête du secrétariat général reflète une volonté de s’appuyer sur un profil solide en pilotage stratégique et en gouvernance financière. Avant cette nomination, elle occupait le poste de directrice générale adjointe de CDG Capital, où elle a mené des transformations d’envergure entre 2021 et 2023, puis supervisé les initiatives stratégiques jusqu’en 2025. Elle a également dirigé le pôle contrôle et pilotage entre 2017 et 2021, après avoir été responsable du pilotage de la performance au sein du Groupe CDG pendant près d’une décennie. Son parcours a débuté à PwC Casablanca dans l’audit bancaire, avant de rejoindre Bank Al-Maghrib où elle a été en charge de l’audit comptable.
Diplômée du Groupe ISCAE et titulaire du diplôme d’expert-comptable, elle s’est distinguée par le Prix de la recherche de l’Ordre des experts-comptables, signe d’une expertise reconnue à la fois sur le plan opérationnel et académique. Son arrivée intervient alors que la Haute Autorité de santé cherche à consolider sa base organisationnelle et à lancer les premiers chantiers structurants d’évaluation et de régulation. Après une phase de mise en place marquée par des retards, cette nomination redonne une impulsion forte à une réforme jugée prioritaire pour le pays.


