Le tribunal correctionnel d’El Jadida a rendu mardi sa décision dans l’affaire du streamer Ilyas El Malki, détenu depuis près de deux mois. La cour l’a condamné à dix mois de prison ferme et à une amende de 20 000 dirhams, tout en ordonnant la destruction de cinq joints de cannabis saisis lors de sa présentation à la police judiciaire régionale.
En parallèle, le tribunal a prévu une peine alternative : 900 heures de travail d’intérêt général, assorties d’une amende journalière de 500 dirhams pour chaque jour initialement prévu de détention. Le non-respect de cette mesure pourra entraîner l’exécution immédiate de la peine de prison.
El Maliki était poursuivi pour plusieurs dizaines d’infractions, incluant la diffamation, l’atteinte à la vie privée, l’injure publique, des comportements discriminatoires envers une femme et la publication de contenus numériques portant sur des tiers sans leur consentement. Il lui était également reproché des actes liés à la drogue et l’intrusion dans des lieux sportifs par la force ou la tromperie.
La plus grave des accusations, celle de prostitution et corruption de la jeunesse, portée par le groupe « Zero Tafaha » et passible de dix ans de prison et de lourdes amendes, a été rejetée par la cour. La défense d’El Maliki a démontré que les éléments matériels de cette accusation n’étaient pas établis.
Les requêtes civiles déposées par certaines parties ont été refusées, la cour estimant que ces personnes ne pouvaient prouver un préjudice réel. De même, la demande de suspension des chaînes numériques du streamer pour une durée de dix ans a été rejetée.
Selon des sources proches de l’affaire, Ilyas aurait accueilli le jugement avec soulagement, considérant que la décision était équilibrée et corrective plutôt que punitive. Sur les réseaux sociaux, le frère du streamer a relayé des messages soulignant l’équité du tribunal et l’absence de dangerosité publique attribuée à El Malki.
La mise en œuvre de la peine alternative devrait permettre à Ilyass de retrouver la liberté dans les prochains jours, après accomplissement des formalités légales. L’affaire pourrait toutefois connaître de nouveaux développements, notamment en lien avec une vidéo controversée récemment diffusée sur les plateformes numériques.

