Imane Khelif déclarée biologiquement mâle
Le prestigieux quotidien britannique The Telegraph a révélé ce week-end un document médical confidentiel qui relance les interrogations autour du profil biologique d’Imane Khelif, médaillée d’or en boxe féminine aux Jeux olympiques de Paris. Selon ce rapport, issu d’un test réalisé en mars 2023 à New Delhi, l’athlète présenterait un caryotype de type XY, une configuration chromosomique propre aux hommes.
Cette révélation intervient moins de deux jours après que la Fédération mondiale de boxe (World Boxing), organisme récemment mandaté pour encadrer la discipline aux JO de Los Angeles 2028, a exigé que Khelif se soumette à un nouveau test génétique si elle souhaite continuer à concourir dans la catégorie féminine.

Le rapport, publié sur le site américain 3 Wire Sports, émanerait d’un laboratoire indien certifié par des institutions médicales internationales. Il qualifie les résultats de « non conformes » et indique explicitement une génétique masculine. Ces éléments contredisent frontalement la position officielle du Comité international olympique (CIO), qui avait jusqu’ici mis en doute la légitimité de ces analyses, les jugeant « improvisées » selon les propos tenus à Paris par son porte-parole, Mark Adams.
Le président du CIO, Thomas Bach, est allé plus loin en évoquant une possible campagne de désinformation orchestrée par la Russie, notamment en raison des liens entre l’ancienne fédération de boxe amateur (IBA), désormais non reconnue, et Moscou. Mais la certification du laboratoire concerné complique cette ligne de défense.
Imane Khelif, âgée de 26 ans, n’a jusqu’à présent fourni aucune preuve attestant d’une génétique féminine, malgré l’ampleur prise par l’affaire depuis près de neuf mois. En attendant, World Boxing impose désormais un test génétique par PCR à tous les athlètes majeurs engagés dans ses compétitions, afin d’éviter tout flou biologique.
Le cas Khelif fait écho à d’autres polémiques similaires : à Paris, la victoire de la boxeuse taïwanaise Lin Yu-ting, également bannie l’année précédente pour raisons génétiques, avait provoqué la colère de nombreuses fédérations. Des voix se sont élevées, notamment en Amérique latine, pour réclamer un encadrement strict de la participation féminine, limité aux personnes nées biologiquement femmes. L’Italie, par la voix d’Angela Carini, première adversaire de Khelif à Paris, a témoigné de la violence inhabituelle du combat : « J’ai eu peur pour ma vie », a-t-elle confié.
Si Khelif continue de clamer son innocence et ambitionne de remporter une nouvelle médaille à Los Angeles en 2028, le contexte réglementaire se resserre autour d’elle. La question désormais : pourra-t-elle encore boxer parmi les femmes, ou sa carrière basculera-t-elle définitivement à la lumière de ce document explosif, rendu public par The Telegraph ?


