Trois provinces marocaines sont placées en alerte rouge face à un risque extrême d’incendie de forêts, selon le dernier bulletin de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF), couvrant la période du 15 au 18 juillet. Il s’agit de Chefchaouen, Taounate et Taza, où la combinaison de conditions topoclimatiques défavorables, de la nature des massifs forestiers et de leur inflammabilité crée un danger critique pour les écosystèmes et les populations avoisinantes.
Le bulletin de risque, mis à jour à l’aide de modèles de prédiction avancés, identifie également un niveau de menace élevé dans plusieurs autres provinces du royaume. Agadir-Ida-Ou-Tanane, Al Hoceima, Béni Mellal, Essaouira, Fahs-Anjra, Khénifra, Larache, M’diq-Fnideq, Ouezzane, Tanger-Assilah et Tétouan figurent parmi les zones sous étroite surveillance, où les conditions environnementales favorisent la propagation rapide du feu en cas de déclenchement.
D’autres régions sont quant à elles classées à risque moyen, notamment Berkane, Driouch, Ifrane, Kénitra, Khémisset, Nador, Rabat, Salé, Sidi Slimane, Skhirate-Témara et Taourirt. Si le niveau d’alerte y est moins élevé, la prudence reste de mise face à l’évolution imprévisible des paramètres climatiques.
Face à cette situation préoccupante, les autorités appellent à une mobilisation collective. L’ANEF exhorte les populations riveraines, les estivants, les randonneurs et les professionnels opérant dans ou à proximité des zones forestières à faire preuve d’une vigilance accrue. L’agence rappelle l’importance de respecter les consignes de sécurité en milieu naturel, notamment l’interdiction de feux à ciel ouvert, l’abstention de jeter des mégots ou objets incandescents, ainsi que la nécessité de signaler immédiatement aux autorités tout signe de fumée ou comportement suspect à proximité des forêts.
Alors que les vagues de chaleur et la sécheresse amplifient le risque d’embrasement, la prévention reste l’unique rempart contre les catastrophes environnementales susceptibles d’affecter durablement la biodiversité et les moyens de subsistance locaux.


