La deuxième édition du Forum Marocain de l’Emploi et de la Compétence (FMEC) s‘est tenu le lundi 26 janvier 2026 au Carré d‘or de Casablanca.
Cet évènement a mis en lumière les transformations du marché du travail industriel marocain, combinant montée en technicité et enjeux juridiques pour l’emploi des jeunes. Organisé par Industrie du Maroc Magazine, le forum a réuni entreprises, responsables RH, acteurs de la formation et institutions publiques pour discuter des évolutions des métiers et des compétences.
« L’emploi, ce n’est pas une statistique, c’est une stabilité, une dignité, une projection dans la vie. Créer un emploi ne suffit plus : il faut former, intégrer et donner un chemin de progression, car la montée en technicité transforme le travail et les compétences. » Déclare Hicham Rahioui, PDG d’Industrie du Maroc Magazine, FMEC 2026
Selon le Forum économique mondial, 22 % des emplois seront transformés d’ici 2030, avec 170 millions de nouveaux postes et 92 millions appelés à disparaître, soit un solde net de 78 millions d’opportunités. Près de 39 % des compétences actuelles devront évoluer, tandis que 63 % des employeurs identifient le déficit de compétences comme le principal frein à la transformation industrielle.
Dans l’industrie, la robotisation progresse rapidement : 541 000 robots industriels ont été installés dans le monde en 2023, portant le parc total à plus de 4,3 millions d’unités. L’IA optimise les lignes de production et anticipe les besoins du marché. Cette évolution ne supprime pas les emplois, mais modifie les profils recherchés, privilégiant la maîtrise des technologies numériques, l’adaptabilité et la gestion des systèmes automatisés.
Parallèlement, la dimension juridique de l’emploi reste essentielle, notamment pour l’intégration des jeunes dans les entreprises :
« L’emploi n’est pas seulement une question de motivation ou de compétence : il y a une relation juridique qui se crée entre l’employeur et le salarié, presque comme un mariage. Sans contrat clair et clauses définissant les obligations de chacun, des conflits apparaissent dès la première année. La sécurité et la clarté juridique sont essentielles pour garantir une intégration réussie. » Ajoute Abdellah Salami El Alaoui, avocat d’affaires, Barreau de Casablanca.
Le forum a également insisté sur le rôle de la formation professionnelle. Les instituts à gestion déléguée, en partenariat avec les secteurs industriels, proposent des programmes adaptés aux filières stratégiques comme l’aéronautique, l’automobile, le textile et les énergies renouvelables. Le programme Tadaroj vise à former 100 000 apprentis par an d’ici 2026, combinant pratique en entreprise et enseignement théorique.
Les panels ont abordé l’adéquation formation-emploi, la transition du campus vers l’entreprise et les dispositifs d’accompagnement à l’insertion et à l’entrepreneuriat. Industrie du Maroc Magazine a présenté sa refonte digitale, avec de nouvelles éditions en anglais, espagnol, mandarin et une édition dédiée à l’Afrique, ainsi qu’une application mobile pour rendre l’information plus accessible aux professionnels et étudiants.

