Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), organisation affiliée à Al-Qaïda au Sahel, a revendiqué l’attaque menée jeudi contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey ainsi qu’une installation militaire située à proximité.
Selon les autorités nigériennes, cette opération a coûté la vie à treize personnes, dont onze militaires et deux civils. Les forces de sécurité affirment également avoir éliminé vingt-deux assaillants au cours des affrontements.
Les combats ont débuté aux premières heures de la matinée. D’après le ministère de la Défense, les auteurs de l’attaque auraient rejoint les abords de l’aéroport à bord de taxis avant de prendre pour cible un point de contrôle. Certains d’entre eux étaient équipés de dispositifs explosifs.
Dans une déclaration diffusée par les médias publics, les autorités ont indiqué que des opérations de recherche se poursuivaient afin de retrouver d’éventuels complices. Une vingtaine de personnes suspectées d’être liées à l’attaque ont été interpellées, tandis que quatre blessés ont été recensés.
Malgré les violences, le gouvernement assure que la plateforme aéroportuaire est de nouveau sous contrôle. Les activités aériennes ont repris, même si plusieurs liaisons ont subi des perturbations et des retards.
Le JNIM a confirmé son implication à travers un communiqué dans lequel il évoque une opération suicidaire dirigée contre l’aéroport et une base militaire voisine.
Cette offensive survient quelques mois seulement après une autre attaque contre le même site stratégique. Celle-ci avait été revendiquée par l’organisation État islamique au Sahel. Ces événements témoignent de la capacité persistante des groupes armés à frapper des infrastructures sensibles malgré le renforcement des dispositifs sécuritaires autour de la capitale.
Depuis sa prise du pouvoir en 2023, le régime dirigé par le général Abdourahamane Tiani fait face à une détérioration continue de la situation sécuritaire. Les autorités accusent régulièrement la France d’apporter un soutien aux groupes armés, des allégations systématiquement rejetées par Paris.
À l’échelle internationale, l’Union africaine et l’Union européenne ont condamné cette attaque. Pour plusieurs observateurs, cet épisode illustre une nouvelle fois les défis sécuritaires auxquels restent confrontés le Niger et l’ensemble de la région sahélienne.
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