Lors de la présentation du bilan gouvernemental 2021-2026 devant le Parlement, le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a détaillé les principaux chantiers d’infrastructures engagés ces dernières années, en les inscrivant dans une logique de transformation économique et territoriale.
Au cœur de cette intervention, l’investissement public apparaît comme un levier central. Son volume a connu une progression notable, passant d’environ 230 milliards de dirhams en 2021 à près de 380 milliards de dirhams en 2026, soit une hausse de l’ordre de 65 %.
Selon les données présentées, ces ressources ont été orientées vers des projets structurants visant à renforcer l’attractivité du territoire, améliorer l’accessibilité et consolider le positionnement du Maroc en tant que plateforme logistique régionale.

Eau, énergie, industrie : des axes prioritaires
Plusieurs secteurs ont concentré l’essentiel des investissements. Dans le domaine hydrique, le gouvernement a poursuivi l’actualisation du programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation, dont le coût global a été relevé à 143 milliards de dirhams.
En parallèle, le développement des capacités de dessalement s’est accéléré, avec une production atteignant 415 millions de mètres cubes en 2025 et des projections à 1,7 milliard de mètres cubes à l’horizon 2030.
Le programme inclut également la construction de plusieurs barrages et le déploiement de projets de transfert d’eau entre bassins, notamment pour sécuriser l’approvisionnement de l’axe Rabat-Casablanca.
Sur le volet énergétique, l’exécutif a mis en avant l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix électrique, passée de 37,1 % en 2021 à environ 46,1 %.
Déploiement industriel et foncier économique
Le gouvernement a également insisté sur l’extension des infrastructures industrielles, avec la signature de conventions portant sur 64 projets pour un montant global dépassant 16 milliards de dirhams.
Ces initiatives visent notamment la création de nouvelles zones industrielles et d’accélération, représentant environ 4.400 hectares supplémentaires répartis sur plusieurs régions, dont Tanger, Kénitra, Fès ou encore Benguerir.
Une logique d’équilibre territorial
Au-delà des grands projets, le Chef du gouvernement a souligné l’importance de la dimension territoriale dans la politique d’infrastructures. L’objectif affiché est de réduire les disparités entre régions à travers le développement des services de base et l’amélioration de l’accès aux équipements publics.
Dans ce cadre, plusieurs programmes ont été mobilisés pour renforcer l’accès à l’eau, à l’électricité ou encore aux infrastructures sociales, avec une progression du nombre de communes disposant de services intégrés.
Une stratégie inscrite dans la durée
L’ensemble de ces chantiers est présenté comme s’inscrivant dans une dynamique plus large de transformation structurelle, visant à accompagner la croissance économique, soutenir l’investissement et améliorer les conditions de vie.
Sans entrer dans une lecture prospective, cette séquence marque en tout cas la volonté de l’exécutif de placer les infrastructures au centre de son action, dans un contexte marqué par des enjeux croissants liés à l’eau, à l’énergie et à la compétitivité territoriale.

