Après plusieurs jours d’intempéries marquées par des crues et des inondations dans le nord-ouest du Royaume, le ministère de l’Intérieur a annoncé, samedi 14 février, l’activation d’un dispositif encadré visant à organiser le retour sécurisé et progressif des populations évacuées. Cette opération concerne plusieurs communes relevant des provinces de Larache, Kénitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane, touchées par la montée des eaux.
Selon les autorités, la décision intervient à la suite d’une amélioration notable des conditions météorologiques et hydrologiques. Le retour des habitants reste toutefois conditionné à des critères stricts de sécurité et de sûreté, ainsi qu’au rétablissement effectif des services essentiels. L’objectif affiché est clair : permettre aux familles de regagner leurs domiciles dans des conditions sanitaires et environnementales maîtrisées, sans précipitation ni prise de risque.
Sur le terrain, les opérations de nettoyage ont débuté progressivement depuis le 7 février dans les quartiers où la décrue le permet. Évacuation des débris, pompage des eaux stagnantes, désinfection des zones affectées : les interventions se succèdent afin de préparer les secteurs sinistrés à une reprise normale de la vie quotidienne. En parallèle, la remise en service des réseaux d’eau potable, d’électricité, d’assainissement et de télécommunications s’effectue par étapes. Les routes et voies d’accès font également l’objet de travaux de dégagement pour garantir la circulation des secours puis celle des habitants.
Chaque province concernée dispose d’un plan d’action spécifique. Ce cadrage territorial vise à assurer la continuité des infrastructures publiques à mesure que les résidents regagnent leurs habitations. Les autorités locales coordonnent la reprise des services administratifs, scolaires et sanitaires, en tenant compte de l’état réel des équipements et des bâtiments. L’approche retenue privilégie une réinstallation graduelle, zone par zone.
Un dispositif logistique détaillé a par ailleurs été mis en place pour encadrer les modalités pratiques du retour. Moyens de transport, organisation des déplacements par phases, communication ciblée auprès des familles : les autorités entendent éviter tout afflux désordonné vers les secteurs sinistrés. Les zones autorisées à la réinstallation seront annoncées progressivement par communiqués officiels et messages directs, y compris par SMS. Des points de contrôle seront maintenus aux entrées des périmètres encore interdits afin de garantir la sécurité des opérations et de prévenir tout incident.
Le ministère de l’Intérieur appelle les habitants dont les quartiers ne sont pas encore déclarés sûrs à respecter strictement les consignes et à ne pas tenter de retour anticipé. Cette discipline collective conditionne la réussite de la phase actuelle, qui marque la transition entre l’urgence et la reconstruction. Les autorités saluent à ce titre le sens des responsabilités des populations touchées, mobilisées depuis les premières heures de la crise.
Ces inondations rappellent la vulnérabilité de certaines zones aux aléas climatiques et la nécessité d’une gestion coordonnée des risques naturels. Au-delà de l’urgence, la séquence qui s’ouvre sera celle de l’évaluation des dégâts et de la remise à niveau des infrastructures affectées. Le retour progressif des habitants constitue ainsi une étape décisive vers la normalisation, mais aussi le point de départ d’un chantier plus large de résilience territoriale.
À mesure que les communes de Larache, Kénitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane retrouvent un fonctionnement stable, l’attention se porte désormais sur l’accompagnement social des ménages sinistrés et la consolidation des équipements publics. Le retour sécurisé des populations, encadré par les autorités, s’inscrit dans cette logique de reconstruction maîtrisée après les inondations.

