Malgré une amélioration progressive sur une large partie du réseau, les caprices du ciel continuent de dicter leur loi sur certains territoires. À la matinée du 9 février, six routes demeuraient encore fermées à la circulation dans différentes régions du Maroc, conséquence directe des chutes de neige persistantes, des crues d’oueds et de glissements de terrain.
Les zones concernées se situent principalement dans le nord-est, le Moyen Atlas et le sud-est du pays, où l’altitude et la fragilité des reliefs rendent les opérations de rétablissement plus délicates. Selon les dernières données communiquées par la Direction générale des routes, ces coupures touchent deux routes nationales, deux régionales et deux provinciales. Si l’essentiel du réseau a retrouvé sa fonctionnalité, certains tronçons restent encore hors d’atteinte.
Le nord du Royaume continue, par ailleurs, de subir les effets indirects de la dépression atlantique Marta. Ce système météorologique maintient un flux froid et humide, apportant des précipitations parfois soutenues, des rafales de vent et de nouvelles chutes de neige sur les reliefs. Une embellie est toutefois attendue à partir du milieu de semaine, avec un retour progressif à des conditions plus stables sous l’influence de l’anticyclone des Açores.
Dans le détail, la route nationale reliant Maghraoua à Bouiblane, dans la province de Taza, reste coupée en raison d’un enneigement conséquent. Le même scénario se répète sur l’axe régional entre Guercif et Imouzzer Marmoucha, ainsi que dans la région d’Aït Abbas, à Azilal. La province de Boulemane n’est pas épargnée, un tronçon stratégique demeurant inaccessible à hauteur de Tamjilt. Plus au sud-est, la liaison entre Imilchil et Agoudal reste également interrompue sous l’effet d’importantes accumulations de neige. Enfin, dans la province de Sidi Slimane, la montée des eaux d’un oued empêche toujours toute circulation sur une route provinciale, sans possibilité de contournement.
Sur le terrain, les équipes poursuivent les opérations de déneigement, de sécurisation et de surveillance, notamment sur les axes d’altitude où chaque mètre gagné se négocie au prix de conditions difficiles. Certaines zones demeurent cependant enclavées, faute d’itinéraires alternatifs.
Depuis la mi-janvier, pas moins de 92 sections routières ont été affectées par les intempéries. À ce jour, 86 ont pu être rouvertes, illustrant l’ampleur du dispositif déployé. Les autorités renouvellent leurs appels à la vigilance, en particulier dans les régions montagneuses, et recommandent aux usagers de s’informer systématiquement sur l’état du réseau avant tout déplacement.

