Apple franchit un cap inédit dans sa stratégie industrielle. Pour la première fois, la totalité des modèles de son futur iPhone 17, y compris les versions Pro, est assemblée en Inde avant leur mise en vente mondiale. Une décision qui confirme la volonté de Cupertino de réduire sa dépendance vis-à-vis des usines chinoises
L’Inde devient l’épicentre de la production des iPhone ?
Au cours des derniers mois, Apple a multiplié ses partenariats avec le groupe Tata, appelé à couvrir près de la moitié de la production locale d’iPhone d’ici deux ans. Cette montée en puissance s’inscrit dans une tendance plus large : l’Inde s’impose peu à peu comme un hub majeur de l’électronique haut de gamme. Depuis avril 2025, les exportations d’iPhone en provenance du pays ont déjà atteint 7,5 milliards de dollars, soit presque la moitié du volume réalisé sur tout l’exercice précédent
Une stratégie pour contourner les tensions commerciales
Cette réorganisation industrielle trouve son origine dans les droits de douane instaurés par l’administration Trump sur les produits importés de Chine. Pour limiter l’impact de ces taxes et fluidifier ses chaînes logistiques, Apple délocalise massivement vers l’Inde. Le groupe ne se contente plus d’y assembler ses appareils : il y développe désormais des unités de recherche et de test, mobilisant des équipes d’ingénieurs locales
Des ambitions qui dépassent l’iPhone 17
Apple ne s’arrête pas là. Selon plusieurs sources industrielles, la firme aurait déjà amorcé les discussions autour de la production du futur iPhone 18 sur le sous-continent. Un choix qui pourrait conforter l’Inde comme principal fournisseur d’iPhone destinés au marché mondial, y compris pour les États-Unis. Cupertino avait pourtant promis d’investir 600 milliards de dollars dans des infrastructures américaines, sous la pression de Donald Trump. Mais dans les faits, l’entreprise envisage bel et bien de fabriquer 100 % des iPhone destinés aux consommateurs américains en Inde.
Si Apple présente la production de l’iPhone 17 en Inde comme une révolution industrielle, certains analystes relativisent ce tournant. L’assemblage est bien réalisé sur le sous-continent, mais la majorité des composants stratégiques continue de provenir de Chine, ce qui maintient une forte dépendance aux chaînes d’approvisionnement chinoises. Le départ récent de centaines d’ingénieurs chinois des usines de Foxconn en Inde illustre aussi les difficultés liées au transfert de compétences. Autrement dit, l’initiative marque un pas important mais le label « Made in India » reste encore partiel et surtout symbolique à ce stade.

